dimanche, février 26, 2017

L'échec de Fillon

La campagne électorale de François Fillon est d'ors et déjà un échec.

Il devrait être grandissime favori, il ne l'est pas. Même s'il gagne (c'est quand même le plus probable), il n'aura pas la légitimité que donne une large victoire.

Pourquoi ?

Réponse courte : parce c'est un con.

Réponse longue : parce qu'il nous ramène quinze ans en arrière. Il fait campagne comme s'il n'y avait pas eu Sarko 2007, Buisson, Zemmour, de Villiers, (et leur plus d'un million d'exemplaires à eux trois), Guilluy, le supplice de la Grèce, le Brexit, Trump. Evidemment, quand on a comme conseiller Henri de Castries, les peines de la France profonde et l'intérêt de la France ...

L'affaire Pénélope n'aurait pas pris une telle ampleur si Fillon n'avait pas lui-même placé sa campagne sur le terrain de la morale parce que, au fond, il ne veut pas discuter de politique puisqu'il n'a aucune intention de changer la politique qui échoue depuis trente ans.

Guillaume Tabard : « L'inefficacité électorale du vieux logiciel anti-FN »

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Emmanuel Macron «ne se résout pas» à sa qualification en finale de la présidentielle ; François Fillon prévient qu'elle risque de gagner s'il n'est pas lui-même présent au second tour ; Benoît Hamon recherche l'unité de candidature à gauche pour empêcher un face-à-face entre «la droite dure et l'extrême droite». Mais en affichant leur obsession de la présidente du FN, ces candidats montrent aux électeurs, à leurs propres électeurs, que la courbe des sondages de Marine Le Pen leur importe plus que celles du chômage, des violences, de la pauvreté, du malaise des salariés, du niveau d'instruction… Alimentant ainsi, à l'inverse de leur souhait, ce vote Le Pen.
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Mélenchon, quoi que je pense de lui, est plus intelligent : en 2012, il était opposé à la sortie de l'Euro. En voyant ce qui est arrivé à Tsipras, il a changé d'avis.

Et pourtant, Fillon n'a rien à inventer, il lui suffit juste de ré-écouter le discours de Seguin de 1992. Même cela paraît au-dessus de ses capacités.

Sarkozy, en le qualifiant son premier ministre de collaborateur, avait été cruel mais juste.

Buisson raconte une anecdote éclairante : il est assis à coté du président, il se lève pour aller aux toilettes, quand il revient, le premier ministre lui a pris sa place. Fillon, ça vole haut.

Seul contrepoint : à mes yeux, la passion fillonesque pour la course automobile ne cadre pas bien avec cette médiocrité générale







Elections : les Français sont capables du pire

Un collègue à qui je disais que les Français ne seraient pas assez bêtes pour élire Macron, que tout de même le Brexit et Trump permettaient de garder espoir en la démocratie, m'a fait remarquer que les Français ont élu Mitterrand (quand les Britanniques et les Américains élisaient Thatcher et Reagan), réélu Mitterrand, élu et réélu Chirac, élu Hollande ...

Il y a de simples constats qui sont déprimants.

Marin de Viry : « Après trente ans d'antifascisme, Le Pen aux portes du pouvoir. Bravo les gars ! »

Marin de Viry : « Après trente ans d'antifascisme, Le Pen aux portes du pouvoir. Bravo les gars ! »

Votre livre pose un regard cruel sur le quinquennat Hollande. Vous l'avez vécu comme une épreuve ?

Marin de VIRY. - Comme une épreuve pour l'amour que je porte à mon pays, certainement. Cette épreuve a commencé depuis longtemps, et au fond elle est arrivée à son terme avec ce quinquennat: le pouvoir n'est plus capable de faire souffrir le pays, il a donné tout ce qu'il pouvait sur ce plan-là. Quand j'étais à Sciences Po au milieu des années 1980, on m'expliquait doctement que le meilleur régime possible, c'était la Cinquième République (avec des majuscules), pour les raisons historico-politiques que l'on sait, à laquelle il fallait nécessairement rajouter une couche de technocrates ayant intériorisé l'intérêt général, l'édifice étant complété par les partis politiques, qui avaient vocation à s'occuper de l'alternance. Laquelle consistait à mettre en œuvre une politique rocardo-barriste ou barro-rocardienne, suivant que le pays voulait plutôt un peu de mouvement ou un peu d'ordre. Cet immobilisme à trois têtes - institutions, partis, technocratie -, légèrement animé par l'alternance, ces moments d'effusion populaire, d'oscillations autorisées sous contrôle du système, nous a conduit dans le mur, dont je vous fais grâce de la description.

Alors que ce bel édifice rationnel aurait dû nous conduire vers l'idéal d'une économie sociale de marché où tout aurait été à sa place dans une perspective de progrès continu, c'est la confusion des esprits sur fond de déroute morale, intellectuelle, économique et sociale, qui a régné pendant bientôt quarante ans. Sous François Hollande, il faut ajouter à cette confusion un facteur « de gauche » qui - je crains de le dire en raison de l'amour sincère que je porte à l'idée socialiste que je ne partage pas -, aggrave le tableau.

C'est donc non seulement une épreuve patriotique, mais aussi une épreuve intellectuelle et politique. Intellectuelle, parce que le faux prétexte idiot du combat contre le fascisme - c'est-à-dire contre le Front National - a commencé en 1981 et que ça suffit, trente-cinq ans plus tard, de voir encore à l'œuvre cette procédure de mise en accusation automatique, que les « jeunes » appellent le «point Godwin» (si tu dis le premier le mot « facho » à ton adversaire, tu as gagné) qui a permis à la gauche de remplacer le principe de réalité par l'invective, et a substitué à la responsabilité une sorte de droit à faire n'importe quoi pourvu que l'intention soit sentimentalement correcte. Si je pleurniche au nom des plus hautes valeurs de l'homme, je suis exempté d'action et encore plus de résultat. A contrecourant des intérêts profonds de la société, une certaine gauche - pas la bonne, qui existe et que je vénère [moi pas, mais je me demande si Viry n'est pas un brin ironique] - a lutté de toutes ses forces contre l'intelligence, et donc l'altruisme véritable, avec probablement une forme de bonne conscience qui aggrave son cas. Résultat : Marine Le Pen est à nos portes. Bravo les gars !

Vous considérez que plusieurs centaines milliers de Français ont le niveau pour remplacer nos actuels ministres. C'est le gouvernement pour tous ?

Prenez un des trente ou quarante ministres du gouvernement actuel, homme ou femme. Faites abstraction de son brushing, de sa tenue lookée, de son chauffeur, de son inoxydable confiance en lui-même, de sa science du tweet qui clashe, du fait qu'il a été nommé parce qu'il apporte au gouvernement le soutien théorique d'un sous-courant d'une coquille partisane désertée par l'esprit et par les militants depuis longtemps, et concentrez-vous sur sa contribution à l'intérêt général. Deux point s: d'abord, elle est souvent objectivement très faible (quand elle n'est pas négative), et elle ne justifie pas cette débauche de moyens que l'on met à la disposition d'un ministre ; ensuite, vous vous demandez souvent pourquoi lui, ou pourquoi elle ? Vous connaissez forcément deux ou trois personnes qui feraient mieux le travail, pour plusieurs raisons : ils ou elles ne connaissent pas seulement le monde à travers la vie d'un parti, laquelle est une vie tronquée, ratatinée, obscure, minuscule, avec quelque chose d'ingrat et d'hostile qui, à la longue, dissout les qualités et l'énergie de celui ou celle qui y fait carrière. Vos amis la connaissent mieux, la vie. Ils connaissent le risque, le vrai travail, l'art de prendre les décisions. Ils parlent et écrivent en français, pas dans cette espèce de volapuk qui déclasse tout le monde: celui qui parle et celles et ceux à qui il s'adresse. Bref, la société civile, si riche, est complètement laissée de côté.























Flatter les ego est une anti-éducation

Feeding Your Inner Caligula

Comme d'habitude, Darymple est ravageur pour la modernité.



samedi, février 25, 2017

Charles Gave : la trahison des élites et la révolte des peuples

L’esprit paysan

L’esprit paysan français, vis-à-vis de l’Etat et du marché, a toujours été double.

D’une part, on demande à l’Etat protection et subventions. Les lois Méline ne datent pas d’hier.

D’autre part, une volonté farouche d’indépendance, toute demande d’aide vécue comme une déchéance.

Si la première tendance a écrasé la paysannerie française depuis la guerre (d'ailleurs, il n'y a plus de paysans mais des agriculteurs, transformés en semi-fonctionnaires mendiants)n, le désastre de cette politique conduit à une renaissance de la deuxième

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Certains, d’ailleurs, refusent toute aide, de peur de se faire broyer par cette machine devenue folle. Gérard Legruel, éleveur d’agneaux prés-salés à Créances dans la Manche et maraîcher de légumes anciens, met ainsi en garde la jeune femme qui va reprendre sa ferme. « Ne leur demande rien, ne leur dois rien. Parce que ce qu’ils te donnent d’une main, ils te le reprennent de l’autre. » Et cet ancien agriculteur productiviste, qui a tout lâché du jour au lendemain pour changer d’orientation, de lui lancer : « Soit tu es capable de gagner ta vie avec tes produits sans avoir besoin de leur aide, soit tu es morte. Car si tu as besoin d’eux, ils vont te pousser à t’endetter, à acheter des machines, à rénover tes bâtiments … Ils vont te faire augmenter tes rendements. Et tu vas crever, faire crever ta terre, et tu n’oseras plus regarder tes clients dans les yeux. »
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Les mensonges du pape François Zéro et les murs du Vatican

Pope Francis Tears at History’s Ancient Walls against Islam

Nous vivons une ère du mensonge. Il est particulièrement désastreux qu'un des menteurs en chef soit le pape François.

Le pape François a déclaré, d'une part, qu'il n'était pas chrétien de construire des murs plutôt que des ponts et, d'autre part, que le terrorisme musulman n'avait rien à voir avec l'islam.

Raymond Ibrahim fait juste remarquer, avec sa pertinence habituelle, que la pape François vit au Vatican à l'abri d'un mur précisément construit par des chrétiens pour se protéger de la violence musulmane.

Ce pape est une épreuve, une punition.









vendredi, février 24, 2017

Polanski et le chœur des demi-vierges

Polanski et le chœur des demi-vierges

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J’en ai plein le dos de l’épidémie de moraline qui nous accable jour après jour. On veut des gens parfaits — mais que celui qui n’a jamais péché, comme dit l’autre… Des hommes politiques parfaits — végétariens, amis des bêtes, buveurs d’eau : Hitler ! Il faut prendre les gens comme ils sont, et leur demander qu’ils nous donnent le mieux de leurs qualités — leurs défauts les regardent. Mazarin n’était pas un enfant de chœur, et certainement pas un type honnête — mais il a gagné la Fronde et la Guerre de Trente ans. Sans lui, nous parlerions espagnol. Eh bien, je continuerai à voter Mazarin — s’il s’en trouve.
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Je n'arrive jamais à être complètement en phase avec Brighelli. Je lui ai d'ailleurs laissé la commentaire suivant :

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Je ne suis pas d’accord avec votre insistance sur les qualités de l’artiste. Cela n’a rien à voir avec le sujet.

Votre défense reste valable pour un tonnelier.
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Ce que je n'ai pas dit à Brighelli, c'est que son insistance sur les qualités de l'artiste est une défense de caste et révèle le mépris des non-intellectuels, des non-artistes. Un plombier-zingueur n'aurait pas droit à la même défense ?

Passons, je suis globalement d'accord avec le moustachu.

Je suis chrétien, je sais que les hommes sont pécheurs. Et il n'y a pas besoin d'être chrétien pour savoir que nul homme n'est parfait et surtout pas les professeur-e-s (je plaisante) de morale.  Elles en ont un sacré coup dans le casque mais la lâcheté de nous autres leur laisse la parole.






jeudi, février 23, 2017

Le Napocharles de Guéniffey

Je suis en train de lire le Napoléon et De Gaulle. Deux héros français de Patric Guéniffey. C'est un livre très juste, le plus intelligent que j'ai lu depuis longtemps (même si j'ai relevé quelques erreurs, personne n'est parfait).

Je vous en parlerai. J'ai un peu le trac, je ne suis pas sûr d'en rendre la finesse.

En attendant deux liens :

Les « Napoléon » de François Furet

PATRICE GUENIFFEY : NAPOLÉON, DE GAULLE ET LA QUESTION DU GRAND HOMME


lundi, février 20, 2017

S'il n'en reste que deux ...

Notre mode de scrutin impose deux gros partis. Le tripartisme PS-UMP-FS n'est pas une situation stable. Qui va disparaître ?

♘ Le PS ? La mode est contre lui, mais il est tenace, n'a aucun scrupule (l'affaire Pénélope le prouve) et est inventif (l'idée de mettre en devanture la baudruche Macron est géniale). Il changera peut-être de nom en se ré-organisant derrière Macron mais je ne l'enterrerais pas si vite.

♘ L'UMP ? Les imbéciles de service. Ils devraient avoir le pouvoir sans même se donner la peine de faire autre chose que de le ramasser. Mais, à force de politiquement correct, de manque de colonne vertébrale idéologique, d'idées, d'intelligence et de caractère, ils ont une bonne chance de se faire ratatiner. Et ils l'auront bien cherché. Mais ils ont la droitisation pour eux.

♘ Le FN ? Les énormes faiblesses du FN sont connues : manque de cadres, manque d'implantation locale, manque d'argent. Tout ça fait un beau manque de crédibilité.

Le PS et l'UMP disparaîtrait si Macron ou Fillon étaient battus. Le FN disparaîtrait s'il échouait à avoir plus de deux députés.

Si j'avais à parier aujourd'hui sur le futur porté disparu, je parierai sur le FN. Le problème du FN est simple : on ne gagne pas sans les classes populaires, mais on ne gagne pas qu'avec elles. Pari sans engagement tant l'incertitude est forte.

Résultat à l'été 2017.


dimanche, février 19, 2017

Au boulot, sujet du jour : Emmanuel Macron est-il un homme d'argent ?

Piqué chez Philippe Bilger :

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Historique du patrimoine d'Emmanuel Macron

2007- Emmanuel épouse sa riche prof de français de 24 ans son aînée, mère de trois enfants et grand-mère de sept petits-enfants. Avec son salaire de fonctionnaire proche de 40 000 € /an et un apport de 550 000 € prêtés par feu son milliardaire Pygmalion Henry Hermand (prêt remboursé), Macron achète un 83 m² à Paris pour la modique somme de 950 000 € qu'il revendra 980 000 € (en 2012 ou en 2014 quand il sera nourri, logé à Bercy, blanchi par le contribuable, l'histoire ne le dit pas...). Selon le JDD, Attali prend soin de préciser que son poulain "n'est pas un homme âpre au gain" et qu'"il a des goûts modestes"...

2008 à 2012- Banque Rothschild > 400 000 € salaire annuel x 4 ans = 1 600 000 € et un seul "big deal" réalisé (Nestlé Pfizer) > + 2 800 000 €

2012 à 2014- secrétaire général adjoint de l’Élysée > + 12 000 € salaire mensuel x 24 mois = 288 000 €
2014 à 2016- ministre à Bercy pris en charge intégralement par l’État > + 9 940 € par mois x 24 = 238 560 €
Total des salaires perçus de 2008 à 2016 > 4 926 560 €
Zéro patrimoine immobilier et 17 comptes en banque.
Penchons-nous à présent sur sa déclaration de patrimoine du 28 octobre 2016 à la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique. A la rubrique immobilier, néant, nada, walou. Côté pépettes, les 17 (!) comptes bancaires et assurances vie totalisent un actif de 315 795 €, contrebalancés par un passif de 252 747 € (prêt en 2011 du Crédit Mutuel pour la rénovation de la propriété de Brigitte Trogneux Macron réévaluée à 1 400 000 €, ce qui vaudra au couple de payer l'ISF avec un redressement fiscal sur plusieurs années).
Résumons : si je calcule bien, le patrimoine net déclaré de l'ex-ministre de l'Economie est de 315 795 € - 252 747 € = 63 048 €. Comme écrirait le Canard enchaîné s'il avait l'idée saugrenue de s'intéresser enfin à la réelle opacité de la vie publique : 4 926 560 € en huit ans soit 51 318 € par mois, près de 1700 euros chaque jour ! 4 926 560 € dont il ne resterait que 63 048 € ? Et certains envisageraient de confier à ce joueur de bonneteau la gestion d'un État surendetté qui court à la faillite ?
Il manque toujours cinq millions d'euros.
Aujourd'hui ce pauvre Macron loue un appartement parisien et survit avec la retraite d'enseignante de son épouse 2150 €/mois et d'environ 250 000€ tirés de la vente de son essai "Révolution" sorti le 21 novembre 2016, nous rapporte tristement le JDD. L'article du JDD mentionne aussi 50 000 € de reliquat de "pantouflage" remboursé à l’État pour frais d'études et non mentionné dans le passif de la déclaration officielle. Admettons. Mais à part ça, où ont bien pu passer les 5 millions de Macron ? Avis aux fins limiers des gazettes, prompts à fondre sur commande sur une victime de droite désignée, voici un nouveau champ d'investigation à labourer !


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Visiblement, je ne suis pas le seul à me poser des questions :

Macron : 3,6 millions d’euros de revenus, et patrimoine négatif ?

Je sais que certains de mes chers lecteurs vont se faire une choix de sortir leur code fiscal et leur calculette et m'éplucher tout cela.

J'attends avec impatience l'aide du Canard Enchainé.




samedi, février 18, 2017

François Bousquet : « Rarement, l’offre politique aura aussi peu coïncidé avec la demande du corps électoral. »

François Bousquet : « Rarement, l’offre politique aura aussi peu coïncidé avec la demande du corps électoral. »

Je trouve cet entretien intéressant.

La conclusion que j'en tire ? La situation est de plus en plus instable. Nous allons vers le temps des surprises, pas forcément bonnes.

Il faut, d'autant plus, ne pas oublier les chocs extérieurs.







Elections, piège à cons

Il y a plein de discussions autour de Fillon, Le Pen, Macron etc.

Mais tout cela n'a pas grande importance : quel que soit l'élu du 8 mai, la France est dans une situation politique dramatique.

Le Pen : pas de majorité parlementaire.

Macron : Hollande-bis sans majorité non plus.

Fillon : pas de légitimité et pas d'autorité.

Fillon cède la place à un autre ? Qui ? Scénario aussi funeste que l'élection de Fillon lui-même.

Il faut vous faire une raison, chers compatriotes : le 9 mai au matin, la France sera dans une merde noire.




vendredi, février 17, 2017

La France tel qu'elle va (mal)

Montpellier : bagarres géantes pour jeunes désœuvrés

Voilà : cinquante ans d'esprit soixante-huitard et nous revenons au temps de Casque d'Or. Sauf que Manda et Leca ont fini à Cayenne.



jeudi, février 16, 2017

Pourquoi Macron est bien meilleur que Fillon

Je constate de plus en plus, avec regret, qu'Emmanuel Macron est des kilomètres au-dessus de François Fillon, tout simplement parce qu'il est cohérent. C'est un libéral-libertaire, léger comme une plume, pour qui tout est consommable, la famille, la langue, la culture, ... Sans attaches définitives (pour le coup, il est significatif qu'il n'ait pas d'enfants).

Il peut dire tout et son contraire si cela satisfait son Moi, c'est-à-dire, en ce moment, son objectif marketing de devenir président de la république.

Rien ne l'attache définitivement, aujourd'hui il aime l'histoire de France, demain il la détestera, ou l'inverse. Peu importe puisqu'il vit dans l'éternel présent de l'homme post-moderne. Et, en plus, il croit que ce présent éternel est la voie de l'avenir.




Je comprends qu'un tel homme ait un public que, le temps d'une élection, on baptisera électorat.

En face, François Fillon a un boulevard, il n'a qu'à s'opposer à Macron terme à terme. Il lui suffit d'incarner l'homme des permanences, des liens qui engagent, de la protection. L'homme de la patrie face à l'homme de la mondialisation, l'homme de l'artisanat face à l'homme des robots, l'homme du travail face à l'homme de la consommation etc.

En posant un choix aussi clair, il est sûr de l'emporter.

Pour un châtelain marié depuis trente ans, père de famille, cela devrait être frisou.

Hé bien, pas du tout ! Comme l'a compris Patrick Buisson, Fillon est un progressiste, qui ne voit rien, ou pas grand'chose, au-delà de l'économisme technocratique. Ce n'est pas possible d'être branque à ce point.

Pendant ce temps le complot contre Fillon (c'est facile, vu comme la cible est coopérative) continue :
















Napoléon et de Gaulle, le génie français de la politique

J’allais vous écrire un billet intitulé La Vème dévoyé, la légitimité perdue et la crise qui vient.

Je vous aurais parlé du prochain président qui réunira au maximum au premier tour 15 % des Français en âge de voter et du premier parti de France qui n’a que deux députés. J’en aurais tiré quelques conclusions très pessimistes sur la légitimité du prochain pouvoir élu au printemps et sur la crise qui ne peut que s’en suivre.

Mais il me semble que cet article, si on le lit entre les lignes est un bon substitut et qui m’épargne de la peine.

Napoléon et de Gaulle, le génie français de la politique

Nota 1 : cela ne vaut pas approbation de tout ce qu’ont fait Napoléon Bonaparte et Charles De Gaulle.






mercredi, février 15, 2017

Islam et christianisme, un peu de remise en ordre










Patrick Buisson: "Macron et Fillon, frères jumeaux d'une même pensée"

Un article de L'Express du 31 janvier.

Patrick Buisson: "Macron et Fillon, frères jumeaux d'une même pensée"

L'élection présidentielle de 2017 marque-t-elle le triomphe des primaires ?

Les primaires auront fonctionné comme une formidable machine à remonter le temps : avec le rétablissement implicite du suffrage censitaire et le retour au système des candidatures officielles, tel que l'avait instauré Napoléon III, nous voici revenus au XIXe siècle [excellent J]. Etrange régression démocratique qui a pour effet d'aggraver la crise de représentation en renforçant le poids politique des classes urbaines dominantes, alors qu'il faudrait rouvrir le jeu au moment où, partout dans le monde, la poussée des populismes traduit la volonté des catégories populaires d'être représentées et gouvernées selon leurs intérêts [visiblement, Buisson partage mon inquiétude de voir la France rater un tournant historique].

Avec moins de 13 % du corps électoral, les primaires n'auront mobilisé que les inclus et offert à une minorité partisane, sociologiquement homogène, le pouvoir de construire l'offre politique. La manœuvre est, cependant, en train d'échouer. Conçues comme une procédure de relégitimation pour sauver la partitocratie, les primaires débouchent sur un big bang politique.

La dynamique va aux candidats hors système, de Macron à Le Pen, quand les candidats des deux partis de gouvernement, issus des primaires, sont déjà en grande difficulté. En fait, c'est la dislocation du système partisan qui est désormais inéluctable. Les partis du bloc central ne sont plus des grands corps malades, mais des cadavres en état de décomposition avancée.

Mais François Fillon peut compter sur un socle autrement plus fort que celui de Benoît Hamon, non ?

Le problème de la droite, c'est de renouer l'alliance victorieuse des forces conservatrices et de l'électorat populaire. Celle qui fut à l'origine du succès du RPF en 1947, du triomphe gaulliste en 1958 et de l'élection de Sarkozy en 2007. Or la primaire de la droite a enfermé Fillon dans une base sociologique très restreinte. Jadis, Malraux pouvait dire du gaullisme que c'était le métro à l'heure de pointe. Aujourd'hui, le fillonisme, ce n'est guère plus que le Rotary à l'heure de l'apéritif. Ce retour à un ghetto électoral tend à montrer que le sarkozysme n'aura été qu'une brève parenthèse dans l'histoire du déclin de la droite. En 1981, les candidats de la droite de gouvernement rassemblaient 49,3 % de suffrages au premier tour de la présidentielle. En 2012, ils n'en attiraient plus que 29 %. Dans l'intervalle, le Front national a progressivement occupé la place jadis dévolue au RPR.

François Fillon s'inscrit-il dans la lignée de Nicolas Sarkozy ?

Non, pour ce que l'ancien président avait de meilleur. Hélas oui, pour ce qu'il avait de pire : la réduction de la droite à la défense d'intérêts catégoriels, son identification au gros argent, aux fermiers généraux des grandes compagnies de la finance globalisée. Cette droite-là ne psalmodie les sourates de l'économisme que pour mieux dissimuler le fait qu'elle choisit finalement le marché contre le sacré. La faute originelle de Fillon, celle dont tout découle, aura été, sous le couvert de la rupture, de porter un programme qui fait de lui le candidat du patronat. Du coup, il ne pouvait apparaître, selon la formule de Madelin, que comme un "Robin des bois à l'envers", l'homme qui prend aux pauvres pour donner aux riches.

Quel projet politique porte-t-il ?

L'acte fondateur de sa campagne a été sa visite au Salon des nouvelles technologies de Las Vegas en janvier. Le candidat geek autoproclamé y a affirmé sa volonté de faire de la France une "smart nation" dans un monde connecté. L'idolâtrie des moyens va toujours de pair avec l'oubli des fins. C'est ce que rappelait déjà Bernanos dans La France contre les robots, quand il écrivait qu'un Etat n'existe qu'en vue de la fin qui justifie sa raison d'être. A savoir le service du bien commun [De Gaulle disait : "D'abord, la France. Ensuite, l'Etat."].

Si un conservateur est un libéral vacciné contre les illusions du progrès, Fillon n'est pas un conservateur, mais, au contraire, un adepte du progrès-croyance, un esprit gnostique qui croit que le progrès est non plus dans l'homme mais dans la technique. Or le propre de la pensée conservatrice - et c'était là le cœur du message de la Manif pour tous - tient dans l'idée que, derrière chaque progrès, il y a un antiprogrès potentiel et que, la plupart du temps, les innovations qu'apporte la modernité sont pires que les problèmes qu'elle croit résoudre. Qu'en sera-t-il de la révolution numérique quand on sait que la "révolution agricole" des années 1950-1970 a détruit 5 millions d'emplois pour n'offrir aux consommateurs qu'un peu de chimie dans leur assiette ?

A-t-il eu raison de se présenter comme "chrétien" ?

Le christianisme postule le refus de la domination absolue du monde marchand, la malédiction biblique des idoles, que Marx recyclera en se faisant le contempteur du "fétichisme de la marchandise". A cette aune, Mélenchon est plus chrétien que Fillon. Plus chrétien de ce point de vue, parce que plus marxiste.

Avant même l'"affaire Penelope", qu'est-ce qui expliquait, selon vous, l'enlisement de la campagne Fillon ?

La doctrine de Fillon n'a pas changé. Elle se résume à sa déclaration inaugurale de 2007 : "Je suis à la tête d'un Etat en faillite." A travers cette vision purement gestionnaire et comptable, il y a un renversement total de perspective, une abdication complète du rôle essentiellement politique de l'Etat au profit d'un management qui n'est plus gouvernement des hommes, mais administration des choses. Ainsi s'accomplit le remplacement de la fonction souveraine par la fonction économique. Fillon a choisi d'apporter une réponse technicienne à une opinion dont la demande est principalement régalienne: protection, sécurité, autorité de l'Etat, retour des frontières. Pour Trump, le contexte, dominé par le terrorisme islamiste, commande de faire exactement l'inverse.

Comment peut-il réorienter sa campagne pour toucher les catégories populaires ?

Pour cela, il faudrait qu'il sache, selon le mot de De Gaulle, "chanter à la nation la romance de sa grandeur". Or l'exaltation de ce capital-là, le capital immatériel que composent notre identité, notre mode de vie et notre patrimoine, ne lui inspire que des mots convenus. Au moins pourrait-il s'affranchir d'un discours tout économique pour aborder les vrais enjeux. Le problème central de la société française est celui de la déliaison libérale, qui ne veut connaître que des hommes déliés, détachés de toute vie communautaire. De là procède la dynamique populiste qui exprime la nostalgie des appartenances, des communautés et des solidarités perdues.

L'urgence politique est de répondre à cette quête de communauté et de rétablir l'oikos [du grec ancien, "maison", "patrimoine"] au coeur de l'oikonomia ["gestion de la maisonnée"]. Il y a en France 10 millions d'aidants qui se consacrent à des proches, malades ou dépendants. Cela représente une économie de plus de 160 milliards d'euros par an pour l'Etat. Plutôt que de prôner une énième réforme de la Sécurité sociale, le candidat de la droite serait mieux inspiré de favoriser ces solidarités communautaires, cet "être ensemble" qui ne relève pas de l'avoir, ce "nous" de l'altruisme et de l'échange non marchand. [Je crains, hélas, que François Fillon n’ait absolument pas fait cette analyse et Marine Le Pen pas beaucoup plus, mais du moins elle hérite de cette direction de son père et elle a Marion qui la pousse].

De quoi Emmanuel Macron est-il le nom ?

Au moment où Jean-Claude Michéa publie Notre ennemi, le capital, Emmanuel Macron apparaît comme un homme laboratoire : il est l'illustration parfaite de la reconstitution de l'unité philosophique du libéralisme, de la complémentarité dialectique du libéralisme économique et du libéralisme culturel, de la "société liquide" et de la marchandisation des corps. Il est également l'homme de toutes les dérégulations, qui annonce la future recomposition politique sous la forme d'une réunification des libéraux des deux rives. Il est enfin la preuve vivante que le système n'est pas encore totalement à court de ressources, puisqu'il peut engendrer un candidat qui réussit à se poser en alternative du système alors qu'il en est le produit le plus achevé.

Emmanuel Macron peut-il gagner ? Où sont ses fragilités ?

Etre le candidat de la mondialisation heureuse à l'heure du retour en force de l'Etat-nation et d'un quasi-consensus en faveur du patriotisme économique ne lui garantit pas jusqu'au bout le soutien des classes moyennes paupérisées que sa posture antisystème et antipartis lui vaut actuellement. Même si, en revanche, son discours probusiness et promigrants peut avoir un écho certain auprès des jeunes des cités pour qui l'ubérisation de l'économie apparaît comme une véritable aubaine [ ?????].

Fillon et Macron se caractérisent-ils d'abord par leurs différences ou par leurs points communs ?

Ce sont des frères jumeaux d'une même pensée qui s'arrête à la seule vérité de l'économie. Comme si la montée depuis trente ans du vote protestataire et de l'abstention ne traduisait pas le mal-être, mais le "manque-à-être" de la logique consumériste. La société de consommation est une société de consume-nation. L'homme, réduit à l'économie, réduit sa patrie à une grande surface qui fait des soldes et du crédit. [Citation dans le livre de Philippe Bénéton : « Qu’économise l’économie ? L’amour »].

L'identité d'un pays ne se ramène pas à son PIB et la croissance n'opère en rien le réenchantement du monde. Il y a toutefois une différence entre Macron et Fillon. L'un a l'optimisme et l'alacrité du joueur de flûte de Hamelin, qui entraîne les rats vers la rivière; l'autre est un Diafoirus qui ne promet qu'une purge anxiogène à base de sacrifices et de larmes.

Marine Le Pen se heurtera-t-elle, comme aux régionales, à un plafond de verre ?

C'est le mode de scrutin lui-même qui constitue ce fameux plafond de verre. Mais ce qui est l'ultime protection du système contre les différentes expressions du populisme ne cesse de nourrir l'impuissance et l'impopularité des gouvernements successifs, à mesure que s'amenuisent leur représentativité et donc leur légitimité.

La droite peut-elle perdre cette élection, qu'elle jugeait il y a encore peu imperdable ?

Oui, et ce ne sera pas seulement en raison du discrédit moral dont on cherche à accabler son candidat, mais faute, pour celui-ci, de s'être clairement positionné sur les nouveaux clivages entre peuple et élites, souverainistes et libéraux, identitaires et diversitaires.



mardi, février 14, 2017

Un cycle historique se ferme

Le morne printemps qui attend l’Europe

(C'est moi qui souligne)

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La réaction des principaux dirigeants européens face à la victoire de Trump a été significative : communiqués froids, leçons de morale aussi sournoises que ridicules (de la part de la chancelière allemande en particulier). La réaction aux événements du Proche-Orient n’a pas été moins désolante : dénonciation insensée de crimes de guerre imaginaires, tentatives de la France de changer in extremis la Charte des Nations-Unies pour autoriser l’ingérence humanitaire au moment où celle-ci venait de montrer un peu partout son caractère désastreux, encouragements des Britanniques à certains groupes djihadistes pour qu’ils rompent la trêve décidée autour de Poutine, et reconduction des sanctions imposées à la Russie alors qu’on sait que les Etats-Unis ne vont pas tarder à les lever : au lieu de prendre les devants, les Européens [les européistes] s’enfoncent dans le déni.

Face à l’effondrement de l’idéologie néoconservatrice (ultralibérale en économie et libertaire dans le sociétal) qui a le même caractère intégrateur et mondialiste que l’idéologie européenne façon Bruxelles, les Européens sont aujourd’hui comme un canard sans tête qui continue à marcher sans réaliser qu’il est déjà mort. Le traité transatlantique qui constituait en quelque sorte une extension de la mécanique européenne à l’Atlantique-Nord est enterré.

Entre deux géants

Mais le plus grave pour l’Europe est qu’elle a désormais affaire à deux géants : Poutine plus populaire que jamais dans son pays et prestigieux vainqueur au Proche-Orient, Trump qui a réussi l’exploit de se faire élire contre son parti, contre la totalité de l’oligarchie économique et des médias.

Aucun de ces deux hommes n’a de raison d’avoir la moindre sympathie pour les dirigeants actuels d’Europe occidentale qui ont tous pris parti contre eux, sur le terrain diplomatique et militaire pour Poutine, dans l’arène électorale pour Trump. Le troisième grand homme, plus inquiétant, est Erdogan dont les ambitions se heurtent une situation intérieure très perturbée et que Poutine a du mal à tenir en bride. Nettement éloigné de l’Europe de Bruxelles, il reste un homme fort.

Face à ces grands, quel désastre ! L’Allemagne n’a pour ainsi dire plus de chancelière tant Angela Merkel s’est discréditée en ouvrant de manière irresponsable le pays à un million de migrants, la France a un président zombie, dévalué sur la scène internationale et qui n’a même pas pu se représenter. L’Italie a vu la démission de l’illusionniste Rienzi, si politiquement correct. Mme May semble en meilleure posture mais, encore mal connue à l’étranger, elle semble absorbée par les mille et une difficultés juridiques du Brexit, sans doute parce que, d’aucun côté de la Manche, personne n’ose comme Alexandre trancher le nœud gordien. Et ne parlons pas de Juncker dans ses heures de lucidité ! Tout cela sur fond de crise de l’euro, sauvé in extremis dans l’affaire grecque par la pression d’Obama. Que fera Trump la prochaine fois ?

Il se peut que l’Europe occidentale telle qu’elle est fonctionne aujourd’hui s’avère incapable, de manière structurelle, de produire de vrais leaders. Ce printemps, en attendant de savoir ce qui sortira de l’élection présidentielle française, première du calendrier, le vide sidéral qui est aujourd’hui celui l’Europe occidentale, va paraître au grand jour. C’est tout un cycle historique qui se termine pour elle.
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Alerte, suicide ! (La revanche du Système contre Fillon ?)

La fausse droite se suicide sous nos yeux.

Alors que la seule démarche rationnelle d'un homme de la fausse droite est de soutenir François Fillon sans réserve, à cause du calendrier et à cause de la primaire, d'attaquer la gauche bayonnette au canon, ça soutient à moitié, quand ça ne lui savonne pas la planche complètement.

Ils le soutiennent comme la corde soutient le pendu.

Je ne peux m'empêcher de penser que cela ressemble fort au soutien que Trump a reçu de l'appareil républicain.

Je me dis que le Système se défend sournoisement mais je suis un peu surpris. Fillon ne me semble pas un grand danger, faut-il que le Système soit nerveux.

Je suis aussi très étonné de la vague de commentaires anti-Fillon sur internet. Cela ne correspond pas à ce que je ressens autour de moi.

Cela m'intrigue, me met mal à l'aise, ne me paraît pas entièrement naturel. J'ai l'habitude des polémiques et des lynchages sur internet, et j'ai l'impression qu'il y a quelque chose qui cloche. Sur le site du Figaro, il me semble qu'il y a des gens qui commentent anti-Fillon à plein temps. Retraités ? Etudiants ? Permanents de partis ou d'associations ?

Suis je paranoïaque ? Complotiste ? Votre avis ?

Là encore, Fillon paye son manque de sens stratégique : quand on voit l'usage stratégique que Trump fait de Twitter (alors qu'il avoue peu se servir d'un ordinateur), on se dit que le père François n'est décidément pas à la hauteur. Il n'avait rien à inventer, juste à imiter ce qui a marché ailleurs. Même Mélenchon en est capable.

Bref, cette campagne électorale me met très mal à l'aise. J'ai bien compris qu'il y a tentative de détournement de votes, mais je me demande si cette manoeuvre n'est pas encore plus profonde que je ne croyais.

Le seul moyen de s'en sortir est un deuxième tour Fillon-Le Pen ou une victoire de Le Pen dès le premier tour, éliminant la gauche sous toutes ses formes (sauf la plus droitière) avec un grand coup de pied au cul.


Signalons aux gens qui ne cessent de se réclamer des fameuses et brumeuses « valeurs républicaines » que l'intervention très appuyée d'une justice aux ordres dans la campagne électorale ne peut que mettre tout authentique démocrate très mal à l'aise.









lundi, février 13, 2017

Des nouvelles du politiquement correct et autres contrées à la morale étrange (et des poches de résistance)

Affaire Fillon : opération psychologique de grande ampleur contre la démocratie

Les commentaires du Figaro sous cet article.

La jalousie, l'envie et l'aigreur qu'on devine sous les proclamations de vertu anti-Fillon ne sont pas belles à voir, car il faut tout de même prendre du recul : ce qu'on reproche à François Fillon (il reste à prouver que c'est illégal) est bénin, même si ça jure avec sa posture probe.

On a la désagréable impression que beaucoup de commentateurs n'ont pas vraiment compris l'article puisque peu discutent de savoir s'il s'agit ou non d'une manipulation, ce qui est le cœur du propos de Bruno Dary.

Un commentateur est, comme moi, surpris de l'abondance de commentaires anti-Fillon. Deux hypothèses :

1) Soit je suis à ce point étranger aux Français que je ne mesure pas à quel point l'affaire Fillon les révolte.

2) Soit il s'agit d'une manoeuvre qui complète la psyops dénoncée par Bruno Dary. Il n'y a besoin de cibler que les journaux de droite, qui ne sont pas si nombreux en France. Deux ou trois personnes à plein temps y suffisent largement et, dans la sphère gaucho-associo-étatiste, il doit y avoir bien plus de deux ou personnes qui n'ont que cela à faire.

Je ne sais pas décider entre ces deux hypothèses, faute de moyens d'investigation. Mais cela vaut la peine de les garder en tête.

Les Bataves votent le 15 mars :

La Révolte des Tolérants

Je vous rappelle que, selon moi, la France n'a plus son destin en main, c'est pourquoi je surveille tout ce qui se passe ailleurs qui pouvant décider de notre destin à notre place.

Un article ravageur sur Meryl Streep et ses amis vedettes anti-Trump anti-Brexit :

Right-on, know-nothing, cheap-political-point-scoring celebs have ruined the Baftas for the rest of us











dimanche, février 12, 2017

Fangio au Nurburgring en 1957




Le commentaire est d'époque, pour la radio.

Le foot ou la F1 à la radio, c'est mieux qu'à la télé.

Pour bien comprendre, il faut savoir que Fangio a simulé des problèmes de moteur dans la ligne droite pour le directeur de Ferrari incite ses pilotes à ralentir (le tour du Ring durait plus de dix minutes).

On rappelle Nuvolari :

Grand Prix d'Allemagne 1935 : la plus grande course automobile de tous les temps ?







Bobigny : des émeutiers crient "Allah Akbar"

Bobigny : des émeutiers crient "Allah Akbar"

Pas de commentaire.








Philippe Bénéton : « Le monde occidental ne sait plus qui il est »

Philippe Bénéton : « Le monde occidental ne sait plus qui il est »

Je suis en train de lire le livre de Philippe Bénéton.

Je ne sais pas si je vous en ferai une recension, l'article me semble un bon résumé.

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Qui es-tu ? À cette question, un homme d'autrefois n'avait guère de peine à répondre:  je suis François M, fils de Jacques M et de Suzanne D, époux de Jeanne D, père de deux enfants, natif de Normandie, citoyen français, de religion catholique (ou protestante, ou juive)… 

Mais que doit répondre un homme d'aujourd'hui s'il se conforme à l'esprit du temps ? Qui je suis, mais je suis Moi, un être qui se fait tout seul et ne doit rien à personne... Mais quel est ce Moi insaisissable ? Où s'accrocher quand les rôles traditionnels (de fils, de père, de mari...) ont perdu leur force ? À quoi se dévouer, se donner quand tout se vaut ? Qu'est-ce qui mérite d'être respecté quand la grossièreté et la vulgarité dégoulinent sur les écrans ? Que faut-il opposer aux fanatiques de l'Islam qui dénoncent cet Occident qui n'est que débauche et faiblesse, qui exhibe des corps en rut et ne voit rien qui mérite de risquer sa vie ?
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Bénéton a cette phrase terrible sur ses étudiants : « Ils ont deux caractéristiques : ils ne savent pas et ils ne savent pas qu'ils ne savent pas. »

C'est facile à comprendre quand on connaît la « philosophie » relativiste de l'EN : « Il n'y a pas de savoir, il n'y a que des opinions ». Comme tout le monde a une opinion, tout le monde croit savoir. Et comme l'opinion n'est pas le savoir, personne ne sait rien.

Bien sûr quand on a des parents qui ont le bagage financier ou social, on peut éviter ce funeste malentendu, mais alors on ne veut pas à l'université parmi les élèves de M. Bénéton.

Addendum : je viens de trouver la recension de Zemmour : « Le charme d'un professeur en cravate ».







Pendant que les médias nous emmerdent avec Théo-la-matraque, n'oublions pas le malheureux M. Gaudin


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Le barman de l'Assemblée agressé à Paris est toujours dans le coma

 Par Ludwig Gallet avec AFP., publié dans L'Express le 08/02/2017 à 18:39 , mis à jour à 19:06

Un barman de l'Assemblée nationale a été violemment agressé en fin de semaine dernière à Paris alors qu'il portait secours à deux femmes âgées elles-mêmes prises à partie. 

L'Assemblée nationale a rendu hommage ce mercredi à Jean-Michel Gaudin, chef de rang à la buvette de l'hémicycle. Il aurait été violemment agressé en fin de semain dernière alors qu'il portait secours à deux femmes âgées elles-même agressées.

A l'Assemblée nationale, l'émotion est vive. Les députés ont rendu hommage mercredi à un agent de l'institution très grièvement blessé après une agression vendredi d'"une brutalité effrayante", selon les mots de son président, Claude Bartolone, dans l'hémicycle. Agé de 53 ans, ce grand-père originaire de l'Aveyron travaillait en temps que chef de rang à la buvette de l'hémicycle, rapporte notamment Centre Presse ce mercredi.  

A L'Express, une source judiciaire précise que la victime de l'agression se trouve toujours dans le coma. Une enquête a été confiée à la police judiciaire. Pour l'heure, aucun individu n'a été interpellé. 

"Vendredi dernier, un agent de notre Assemblée, Jean-Michel Gaudin, chef de rang à la buvette parlementaire, a été sauvagement attaqué dans le quartier de la Bastille, alors qu'il portait secours avec un grand courage à deux personnes âgées agressées par quatre individus", a annoncé le président de l'Assemblée nationale à l'ouverture de la séance des questions au gouvernement. 

"Il a été roué de coups »

"Il a été roué de coups avec une brutalité effrayante. Très gravement blessé, il demeure aujourd'hui dans un état critique, son pronostic vital est engagé", a-t-il indiqué. "Je voudrais dire notre émotion, notre révolte face à une telle sauvagerie et notre soutien dans cette terrible épreuve", a ajouté le président de l'Assemblée au nom des députés, qui se sont levés pour applaudir. La photo de Jean-Michel Gaudin a été projetée sur les écrans dans l'hémicycle. 
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Dommage. En plus, il avait un boulot de rêve.

Les députés lui ont rendu hommage, c'est bien. Mais ont-ils réfléchi à leurs responsabilités dans ce fait divers (immigration, politique pénale, etc?) ?

samedi, février 11, 2017

Une citation de Churchill que feraient bien de méditer nos politiciens



Nos politiciens réussissent l'exploit d'avoir tort sans être honnêtes.



vendredi, février 10, 2017

Désastre national

Je pense qu'aucun Français ne contestera que la campagne en cours est un désastre national.

Au moment où d'autres pays font des choix majeurs, où l'on sent bien que la géopolitique et l'économie sont le siège de mutations importantes, aucun débat projet contre projet, vision du monde contre vision du monde, n'est proposé aux Français.

Nous nous moquons volontiers des Américains, mais leur récente campagne électorale, malgré ses outrances et, quelquefois, ses délires, a bien mieux posé le débat devant les Américains que l'actuelle campagne française

Commençons par le petit bout (pas si petit) de la lorgnette : le gouvernement des juges.

Je me permets de citer ce court article de Zemmour (on rappellera, pour goûter tout le sel de ce texte, que l'épouse d'Eric Zemmour est juge) :

Éric Zemmour : « Politiques et juges, l'éternelle malentente »

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Le combat des juges (alliés aux médias) contre Trump à peine élu symbolise dans toute sa pureté de cristal, le combat des «droits de l'homme» contre la volonté de la nation, l'affrontement de « l'État de droit » et de la démocratie. Le « gouvernement des juges » contre le souverain démocratique. On se croirait revenu aux temps immémoriaux de la monarchie française et de sa vieille querelle avec les parlements d'Ancien Régime.

On est fort loin des querelles dérisoires autour des « affaires » hexagonales. On est au coeur de la question qui va se poser de plus en plus en Europe et en France : une démocratie, ce sont d'abord des « valeurs » ou le régime du peuple par le peuple pour le peuple ?
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L'affaire Fillon, une tentative de coup d'État des juges

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La réalité est que le pouvoir judiciaire joue aujourd'hui un rôle de censeur des conduites collectives et individuelles en se fondant sur des considérations d'opportunité non juridiquement définies. La conception gaullienne de la justice comme simple autorité, telle qu'elle figure dans la Constitution de 1958, est dépassée.

Déguisés en justiciers moralisateurs, ces juges considèrent qu'une vérité suprême transcende la loi, produit contingent du compromis politique. Cette aspiration germe dès leur entrée à l'Ecole Nationale de la Magistrature (ENM) où ils y cultivent un esprit de caste. Cette institution issue du modèle bureaucratique reste ancrée dans ses propres idéaux. Cette jumelle de l'Ecole Nationale d'Administration (ENA) dont les fils de la grande bourgeoisie parisienne et de la haute fonction publique garnissent les bancs, demeure déconnectée de la société civile et des autres professions du droit.
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La question est fondamentale et ne paraîtra nouvelle qu’aux imbéciles (hélas de plus en plus nombreux, merci l'école moderne) qui ne connaissent pas l’histoire, Zemmour n’est pas de cette eau-là.

Le 20 janvier 1771, Louis XV, avec l’aide du chancelier Maupéou, exile les cours de justice qu’on appelle les parlements, toujours rebelles et maillotiniers, irresponsables et vaniteux, permanents agitateurs sociaux et politiques. On peut espérer que la réaction nobiliaire qu’ils soutenaient est brisée par l’autorité royale.



Hélas, le 12 novembre 1774, Louis XVI, sous l’influence néfaste de Maurepas, les rappelle.

Maupéou commente : « J'avais fait gagner au roi un procès de trois siècles. Il veut le reperdre, il est bien le maître. » Jean-Christian Petitfils indique qu'il aurait ajouté de façon bien moins sentencieuse : « il est foutu ». Date funeste s’il en est. Les parlements ne vont avoir de cesse de saper l’autorité du roi. Vous connaissez la suite. Louis XVI a mérité, par la justice sanguinaire de l’histoire, que sa tête tombe.

Le problème est aujourd’hui étrangement similaire : la réaction nobiliaire de la caste médiatico-technocratique, baptisée pour faire vite « le Système », est soutenue par les cours de justice, toujours aussi irresponsables et vaniteuses, qui paralysent l’exercice souverain de l’autorité déléguée par le peuple.

Mais élargissons le propos : ce ne sont pas seulement les robins qui trahissent la France au nom de leurs intérêts particuliers et de leur confort idéologique, c'est toute cette classe qu'il est convenu d'appeler les élites.

L'affaire Fillon et l'ascension artificielle d'Emmanuel Macron ne sont que des symptômes de cette trahison des élites.


Pierre Vermeren : « L'utopie aristocratique des bourgeois bohèmes »

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La nouvelle partition sociale et territoriale se lit dans l'espace. Dans la ville centre, on rénove à tout va. Tandis que la « France moche»  s'étend un peu chaque année, la ville centre gratte, piétonnise, ravale les vieilles pierres. Il en va du capital immobilier qui prospère ! Les bobos aiment habiter dans la pierre, même s'ils s'extasient devant le béton, qui est réservé à leurs salariés, à leurs clients ou à leurs enfants. Les bobos n'aiment pas la voiture. Quand ils n'ont ni enfants, ni personne à charge, ni attache provinciale, et qu'ils sont déchargés des taches matérielles, ils s'en passent ! En supprimant la voiture des centres-villes, ils en chassent provinciaux et banlieusards, et peuvent s'adonner sans risque à la marche ou au vélo. À la voiture, ils préfèrent le tram, le TGV, qui permet d'accéder directement aux stations balnéaires ou de montagne, et l'avion, dont on oublie qu'il pollue une fois la frontière passée.

Ils disposent des meilleures écoles, publiques et privées, pour leurs enfants (s'ils en ont), des meilleurs services de santé (les CHU concentrent la médecine de pointe française quand les médecins étrangers et de second rang soignent partout ailleurs), et des activités culturelles les plus subventionnées. Par bonté d'âme, quelques annexes du Louvre sont créées dans les anciennes terres industrielles. Dernière lubie, les bobos veulent manger bio et sain… quand les Français sont devenus champions d'Europe des hamburgers, kebabs et pizzas (grasses et à l'américaine). Car la déculturation matérielle a précédé la déculturation intellectuelle. Les bobos testent actuellement insectes et plantes cultivées sur les tours et les terrasses urbaines! L'agriculture peut bien couler. À suivre les caprices et les privilèges de la nouvelle aristocratie, le projet républicain s'effondre. Pourtant, en dépit des mises en garde de tant d'observateurs depuis Philippe Muray, l'implacable processus se déroule sans résistance… Jusqu'à ce qu'il produise ses effets comme chez nos amis anglo-saxons ?
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Macron: le coup d’éclat permanent ? Des réseaux bien huilés, ça aide énormément

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En fin de compte, il y a deux approches de l’affaire Fillon. Soit considérer que François Fillon n’a que ce qu’il mérite. Et que tout cela relève d’un fonctionnement démocratique. Il y a aussi une autre lecture, tout aussi recevable mais qui pose un lourd problème démocratique. Le moment choisi, les méthodes utilisées et l’objectif poursuivi par ceux qui sont manifestement à la manœuvre accréditent la thèse d’un dévoiement des services de l’État. Certains imaginent des basses manœuvres visant à confisquer l’élection présidentielle et faciliter l’arrivée d’Emmanuel Macron au second tour, pour qu’il puisse l’emporter grâce au front républicain. Si ces faits s’avéraient, cela s’apparenterait à un coup d’Etat.

Une telle stratégie jouerait avec le feu. Car rien ne garantit une victoire électorale du candidat de tous les conservatismes, mandataire de l’establishment énarchique et financier. Et quand bien même l’emporterait-il, sa victoire ne réglerait rien. Et les méthodes utilisées affaibliraient encore plus les institutions en créant autant de précédents très dangereux pour les libertés publiques.

Quant à Marine Le Pen, elle aura beau jeu de se présenter comme seule candidate du changement, et de la défense des libertés publiques. Il est décidément stupéfiant de voir que notre establishment n’a rien appris des élections américaines.
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Fillon : crucifixion sans résurrection. Être un chef ne s’apprend pas

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Cette situation est grave sur le plan interne, et que dire du plan international. Comme le dit Coralie 
Delaume, « pendant que nous sommes occupés à rejouer sans fin « l’Étrange défaite », la nouvelle administration américaine – après s’être assurée de la solidité du front russe – a manifestement décidé de s’occuper de l’Allemagne qui les inquiète depuis longtemps en raison de ses excédents excessifs. » Et lorsque l’on entend Donald Trump dire que l’UE est un instrument au service de l’Allemagne et Ted Malloch futur ambassadeur américain auprès de celle­-ci « que l’euro n’en avait plus que pour 18 mois »,

Peut-être serait-il prudent de se préoccuper de ce qui arrive. Malheureusement comme à d’autres occasions, nos élites ont fait le choix de leurs intérêts à court terme au détriment de ceux de leur pays. En mettant celui-ci en danger et elles-mêmes au bord de l’effondrement, comme en juin 1940, comme en mai 1958. Le problème est qu’à Colombey, désormais il n’y a plus qu’un tombeau.
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Il y a chez les élites françaises une tradition depuis la Régence de préférence étrangère, tour à tour, anglaise, allemande, anglaise, américaine, voire russe. Aujourd'hui, parce que nous sommes tombés très très bas, cette préférence étrangère est à la fois américaine, allemande et musulmane (les traitres ratissent large).

Il faut relire ce que De Gaulle disait des bourgeois préférant leur tranquillité au destin de la France (je n'en ai pas été exempt, j'en suis revenu).

Donald Trump a été élu pour casser la réaction nobiliaire, qu’on observe partout en occident. Il s’y emploie. Réussira-t-il ? C’est une autre histoire (il lui manque un lit de justice à la française ! J'aime bien l'histoire de ce lit de justice où Louis XIV se présente au Parlement de Paris de retour de chasse le fouet à la main. Le symbole étant dépourvu d'ambiguïté, on devait entendre les mouches voler). En tout cas, Trump s'active.

Notre destin se joue plus là-bas qu’ici.

Mais la préférence étrangère est un problème plus spécifiquement français, qui aggrave la réaction nobiliaire.

Nous, Français fidèles à la France plus qu'à notre classe, que pouvons nous faire ?

Hélas, beaucoup d'efforts pour peu de résultats et peu d'espoir. La chute à été longue, le redressement le sera autant sinon plus. C'est, là encore, une vieille tradition française : les incompétences et les trahisons des élites se payent au prix du sang du peuple français.

Mais il ne faut pas désespérer : la France n'est pas si facile à abattre et le peuple français a appris à survivre malgré, et non grâce à, ses élites.






jeudi, février 09, 2017

Affaire Fillon : la droite molle ne peut s’en prendre qu’à elle-même

 Il n’y aurait pas d’affaire Fillon si la justice et la presse (et l’école) n’étaient pas exclusivement dans la main, et même dans la poigne de fer, de la gauche.

Or, la France a basculé à droite depuis les années 2000 (cumul des scores de la fausse droite et du Front National).

Pourquoi n’y a–t-il pas eu d’épuration ? Une épuration normale. Nul pouvoir démocratique n’est obligé de subventionner des medias qui le calomnient.

Patrick Buisson raconte que Laurent Joffrin (de son vrai nom, Mouchard, cela ne s’invente pas) est venu quémander quelques millions à l’Elysée pour sauver son journal Libération. Buisson a exhorté, avec bon sens, Nicolas Sarkozy à refuser : « Ils te trainent dans la boue. Numéro après numéro, ils t’insultent. Débarasse-t-en. Achève les. Refuse de les aider ».

Et Sarkozy de ne pas répondre franchement à Buisson. Et de biaiser. Pour finalement, donner les millions demandés.

Qui était premier ministre à cette époque ? Qui est assassiné par Laberration aujourd’hui ? François Fillon.

Alors, le sketch de Caliméro, c’est bien gentil. Mais il l’a peu cherché.


mercredi, février 08, 2017

Grand-jeu concours : quel Trump français en 2022 ?

Vu comme nous sommes partis, il est très probable que le quinquennat 2017-2022 (s'il va jusqu'à son terme) sera un désastre.

D'où la question qui me vient à l'esprit : Trump a succédé au guignol Obama, du fait de l'exaspération des Américains. Qui sera le Trump français qui succédera au guignol élu en 2017, du fait de l'exaspération des Français ?

Vous pouvez vous laisser aller.

Ca peut être une femme.

Attention, Coluche est mort.



mardi, février 07, 2017

France : classe jacassante au volant, mort au tournant

Je suis vert de rage. Comme en 1981, la France s'apprête à rater un tournant de l'histoire.

Quel que soit l'élu en mai, il est plus que probable que la France ratera le tournant de la démondialisation (mouvement commencé par le Brexit et par Trump ou plutôt, révélé, car le commerce international diminue depuis 2008).

Examinons les candidats :

> Le Pen : si elle est élue le pays est ingouvernable faute de majorité parlementaire.

> Macron : s'il est élu, ce sera grâce à une magouille de Hollande (la grande manipulation) passible de la Haute Cour de Justice, si on respectait l'esprit de la loi plutôt que sa lettre. Macron est mondialisateur et multiculturaliste. Avec lui, la France au bord du gouffre fera un grand pas en avant.

> Fillon : « l'affaire Fillon » n'a aucune importance. Il faut une grande dose de mauvaise foi, de courte vue et manque de sens des proportions pour la traiter sur le mode hystérique en vogue (un député utilise son enveloppe parlementaire à sa convenance, la belle affaire !). En revanche, les réactions de François Fillon révèlent qu'il n'est ni un stratège ni un guerrier et qu'il n'a sans doute les bonnes conceptions politiques.

> Mélanchon, Hamon : est-ce nécessaire d'épiloguer ?

Bref, ça va mal.




lundi, février 06, 2017

Mes réflexions sur l'affaire Fillon

1) Peu importe qu'un politicien soit corrompu s'il mène la bonne politique. Mais l'honnêteté est un comportement non seulement moral mais intelligent : moins de vulnérabilités.

2) Comme nos politiciens sont aussi nuls les uns que les autres, on peut sélectionner le moins corrompu (contraposé du 1).

3) Le Système s'affole et prend de moins en moins la peine de dissimuler la collusion  certains réseaux politiques + une certaine presse + une certaine justice (Penelopegate : le circuit d'un complot). Il tente de voler l'élection présidentielle en France comme il a essayé de faire barrage au Brexit puis à Trump.

Ce constat rendrait plutôt optimiste vu ce qui s'est passé au Grande-Bretagne et aux Etats-Unis.

4) François Fillon s'est montré imprévoyant (pas de déminage), naïf (tentative d'amadouer le Système par des déclarations politiquement correctes), faible (pas de contre-offensive) et pas anti-système (déclarations anti-Trump et pro-Macron).

On attendait Terminator, on a eu Caliméro.

5) La France, à travers le naufrage de son système politique, sort encore plus affaiblie.

6) Il n'y a vraiment pas de quoi se réjouir : Fillon et Gramsci.


dimanche, février 05, 2017

La La Land

Une comédie musicale à l'ancienne comme je les aime.

Seul gros regret : la fin, que je n'aime pas. Mais je ne peux en dire plus. Et quelques petits regrets, notamment des thèmes musicaux qui peinent à décoller.






Si c'est Médiapart qui le dit ...

Médiapart :

L'assassinat médiatique de François Fillon

Sans se lancer dans une analyse approfondie du programme de François Fillon, ce qu’il conviendrait de faire pour mettre en parallèle ce programme avec celui du (des) candidat(s) avantagé(s) par cette affaire, on peut déjà identifier quelques lignes de force qui distingue François Fillon des autres : sa volonté de réforme, sa vision d’un monde multipolaire, son catholicisme affiché, sa volonté de renouer les liens avec Moscou et la Syrie, sortir le pays d’une situation d’endettement, l’idée de redonner à la France une place forte au sein de l’Union européenne. En clair, François Fillon est une « horreur » pour le système qui depuis des décennies est aux commandes. Quel est ce système : celui du monde financier dont le seul dieu est l’argent et dont le moteur est la consommation des masses sans cesse développée grâce à l’endettement. Système dont le rêve est celui d’un monde globalisé où les populations se distinguent par leur indistinction car toutes soumises au dictat de la dépense avec pour finalité à l’existence : consommer pour vivre et vivre pour s’endetter. Je sais, je force le trait mais il n’est pas nécessaire de trop appuyer le feutre sur le papier pour le forcer.
Dans cette affaire, François Fillon a eu le tort de ne pas être le candidat du système en place. Les électeurs de la primaire ont placé en tête de leur choix un candidat qui ne satisfaisait pas aux critères du système. Or, vous le savez bien, qui a l’argent possède le pouvoir. Dans un monde ou plus de 99% des richesses planétaires sont entre les mains de 1% de la population mondiale, il est hors de question que la démocratie, qui par nature est la loi de la majorité donc des moins fortunée, laisse passer des candidats qui ne sont pas autorisés et souhaités par le système. Ce que les électeurs citoyens doivent comprendre dans cette affaire, c’est que nos démocraties contemporaines sont des simulacres. Oui, on choisit les candidats puis celui qui occupe la fonction suprême mais à la condition que ces candidats soient validés et pré-filtrés par le système lequel est le système financier et le lieu de pouvoir de ces 1% de la population qui possède plus de 99% de la richesse mondiale (8 personnes au monde possèdent même en patrimoine ce que possède la moitié de la population planétaire la plus pauvre cela donne le vertige et permet de comprendre que nos démocraties sont aujourd’hui des simulacres).
La désignation inattendue de Fillon par les électeurs de la primaire a coupé l’herbe sous le pied de ceux qui attendaient la désignation d’Alain Juppé, un candidat en tout point conforme aux désirs du système. Il était donc nécessaire de virer Fillon et nous assistons aujourd’hui à son assassinat politique pour que ce dernier n’accède pas à la fonction présidentielle.
Cette mise à l’écart de Fillon est d’autant plus nécessaire qu’un autre beau et jeune candidat, sorti de presque nulle part, est en vogue et correspond en tout point au profil du candidat du système : Emmanuel Macron. Méditons sur le beau travail des journalistes qui laissent dans l’ombre cette fameuse histoire des 120 000 euros (80% de l’enveloppe budgétaire de représentation du ministère de l’économie) consommée par Macron avant son départ de Bercy pour financer des prestations sans lien avec le ministère de l’économie mais en très fort lien avec la préparation de sa candidature présidentielle. Sur ce sujet, mutisme de la presse. On objectera que si 120 000 euros c’est une somme, elle est toujours inférieure aux 639 000 euros de Mme Fillon, heu pardon, reprenons la méthode de désinformation des médias… les 830 000 euros de Mme Fillon. C’est moins important mais cela s’est produit sur une échelle de temps bien plus courte. Mais vu l’efficacité de la dépense de M. Macron, je vous laisse calculer ce que cela aurait représenté sur 24 ans d’activités politiques…cela donne des frissons.. M. Macron ne vient pas vraiment de nulle part mais de la banque Rothschild…eh oui M. Macron est un pur produit du système financier et du monde de l’argent. Regardons ses soutiens : Jacques Attali, Pierre Bergé ou le maire de Lyon qui récemment hurlait sa douleur existentielle en déclarant que vivre qu’avec 4 000 euros par mois était insupportable… Jamais un candidat se déclarant anti-système n’aura été un candidat à ce point issu du système et validé par ce système.
Enfin la chronologie des évènements parle de façon assez claire : le 25 janvier 2017, le Canard enchaîné publie son article sur l’affaire « Pénélope Fillon », le 26 janvier 2017, le Parquet national financier ouvre une enquête judiciaire et le lendemain plusieurs témoins sont auditionnés….il faut vite virer Fillon.
En conclusion, vous l’avez compris : la démocratie a « dérapé » en plaçant François Fillon candidat de la droite française. Le système a vite réagi pour sortir ce candidat gênant de la scène politique et tracer un boulevard à un autre candidat construit, façonné et adulé par le système. Si ce dernier candidat ne devait pas percer, alors ce n’est pas un problème car le nouveau candidat de la droite fera l’affaire car, quel qu’il soit, il sera forcement le candidat désigné de force par le système. Sauf erreur d’analyse de ma part, François Fillon va être sommé de renoncer à l’élection présidentielle pour être remplacé par un candidat cautionné par le système. Les millions d’électeurs qui se sont prononcés lors de la primaire sont donc désavoués et rappelés à l’ordre : vous deviez désigner celui qui était le favori des sondages ! Pour la première fois, jamais le simulacre de la démocratie ne se sera dévoilé avec autant de pertinence aux citoyens qui acceptent d’ouvrir les yeux et de raisonner en dehors de tout mouvement d’humeur. Un conseil, pour l’élection présidentielle, comme tout est joué d’avance, autant aller à la pêche et conserver en vous une place pour le souvenir de François Fillon, martyr du simulacre de démocratie.
(A lire aussi sur Iroc)
RD
Remarques complémentaires à l’adresse des lecteurs :
Je ne suis pas un supporter de François Fillon, ni un membre de son parti et je n’ai pas voté aux primaires de la droite.
Incontestablement, François Fillon n’est pas un homme vertueux au regard de l’argent. Mon article et mon propos n’ont pas pour objet de défendre François Fillon mais de porter un regard distancié et réfléchi sur cette affaire pour en comprendre les ressorts. L’objet de cet article n’est pas d’innocenter ou d’excuser les comportements de François Fillon mais de décrire et donner une explication de ce phénomène de lynchage médiatique. Il s’agit de prendre de la hauteur et d’échapper au tumulte.
Il est urgent pour tout citoyen de s’extirper des slogans et gros titres de la presse qui se succèdent pour s’interroger sur les vrais motifs de ce qui se passe. La naïveté serait de croire que tout de brouhaha médiatique a pour objet de défendre la morale, la droiture et la légalité. Si cela était le cas, toute cette affaire serait sorti il y a déjà bien longtemps et si cela était le cas, de nombreux autres hommes politiques devraient subir le même sort. Enfin, je ne pense pas hélas que la presse soit la gardienne farouche de la vertu républicaine et de fait je ne pense pas que sa démarche se fasse dans un tel but.
Ce qui est effarant dans cette affaire c’est le déchaînement médiatique sur François Fillon. Chaque jour nouveau est un jour de nouvelle révélation. Toute cette hystérie ne cessera que lorsque François Fillon renoncera à la campagne présidentielle car telle est le but de cet assassinat politique. Mais tout sera joué dans les prochaines 72 heures.
Après, chaque lecteur est libre de rester dans le creux de cette agitation. D’autres peuvent tenter de prendre de la distance pour analyser sereinement cette affaire et croyez moi, ce que l’on voit est effarant.
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Les ennemis de Fillon devraient se méfier.

Le mépris des Français pour les medias est tel que leur patience est très courte vis-à-vis des hystéries médiatiques. Les ennemis de Fillon ont beaucoup de chance qu'il soit con comme un manche, sinon il aurait déjà commencé à retourner la vague médiatique contre lui en sa faveur, façon aïkido.

Mais ce que Fillon n'est pas capable faire lui-même, l'acharnement de ses ennemis pourraient le faire pour lui.

Vous savez quoi ? Chaque jour qui passe me rend Fillon plus sympathique (et me laisse à penser qu'il est inapte à être président).



Trump : de quoi se mêlent les Anglais ? (Et de quoi se mêle Trump ?)

Donald Trump va bientôt se rendre en visite officielle en Grande-Bretagne.

Un certain nombre d'Anglais, dont la quasi-totalité du parlement, sont complètement hystériques. Ils veulent sanctionner Trump, le punir, l'humilier.

Par exemple, ils parlent de demander à la reine de ne pas le recevoir.

Pourtant, Elizabeth II a reçu bien des dictateurs :



Donald Trump est-il pire que le roi d'Arabie Saoudite qui ordonne tous les jours des exécutions au sabre et la persécution des homosexuels, des chrétiens, des chiites et d'une manière générale, de tous les opposants ?

Hé bien, pour ces gens là, la réponse est « oui ».

Je ne sais plus qui parlait récemment à propos des progs de gens sous champignons hallucinogènes : sensibles à ce qui n'est pas (Trump est Hitler), insensibles à ce qui est (Trump a été élu démocratiquement, ses actions ne sortent ni du cadre des lois, ni de celui de la politique légitime).

Le roi d'Arabie Saoudite ne remet pas en cause leur vision du monde, Trump si.

Bien sûr, il y a une grosse question de pouvoir et d'argent : les bien-pensants sentent le sol se dérober sous leurs pieds et celui qui tire le tapis est Donald Trump, pas le roi d'Arabie Saoudite. Ces matérialistes forcenés sont menacés de perdre leurs avantages indus.

Mais réduire l'anti-trumpisme hystérique à cela est une fausse route. Il y a pour les progs un problème existentiel : s'il y a bien des gens qui vivent dans le mensonge, ce sont eux. Ils se croient généreux, altruistes, ouverts sur le monde, il n'y a pas plus égoïste et cupide qu'eux (« La France est bien malheureuse … Au fait, tu changes ta Porsche ? » sic) et Trump est en train de leur dévoiler cette vérité.

Le peuple les méprise, les pauvres se sentent insultés par eux. La générosité, l'altruisme, le sens de l'histoire ne sont plus avec eux, c'est tout cela que dit l'élection de Trump. Comprenez que c'est insupportable, alors le dernier refuge est la fuite en avant dans le fantasme : Trump est Hitler.

Comprenez aussi que le problème étant existentiel, il n'y a rien à négocier, à concéder. On ne négocie pas quand il est question de vie ou de mort. Les imbéciles comme Fillon qui font des concessions n'ont rien compris.

Il faut continuer à forer droit jusqu'à ce que le monde change autour des progs au point qu'ils ouvrent les yeux ou se suicident symboliquement en cessant de donner leur avis à la con.

Addendum :



Dans mes moments de pessimisme je repense à Muray et à ma crainte qu'il n'ait vu juste quand il écrivait que le festif s'est imprimé dans notre code génétique, que l'Occidental moderne n'ait réellement plus d'autre aspiration que se perdre dans la fête indifférenciatrice. Trump est littéralement un gâcheur de fête, l'irruption brutale de la figure paternelle dans une orgie d'adolescents hystériques et hors de contrôle qu'ils imaginaient sans fin. C'est pourquoi on l'accuse de diviser, c'est pourquoi les normies sont pris en otage et sommés de s'indigner pour le mettre en minorité et que la gauche puisse continuer à appliquer sa stratégie unique du bouc émissaire


Attentat au Canada : 1+1=1

Vous souvenez de l'attentat au Canada contre une mosquée ?

Vous vous rappelez deux hommes et, d'après certains témoins,  des cris « Allah au bar (et cochon qui s'en dédit) » ?

Aujourd'hui, on ne nous parle plus que d'un homme blanc et raciste. Marrant, non ?

Qu'est devenu le deuxième homme ?

On peut être sûr que la presse enquête à fond sur cette intéressante question (je plaisante).

On se fout vraiment de notre gueule.

samedi, février 04, 2017

Les Français sont-ils plus cons que les Anglais et les Américains ?

Hollande-bis, alias Emmanuel Macron, a une bonne chance de remporter les élections présidentielles.

Autrement dit, alors que les Anglais et les Américains ont renversé la table, les Français perpétueraient une politique dont la nocivité est de plus en plus flagrante.

Les Français  sont-ils plus cons que les Anglais et les Américains ?

Non : quand on leur demande leur avis (référendum sur le TCE de 2005), ils ne se trompent pas.

Mais ils sont coincés par le système électoral.

La seule alternative à la politique actuelle, c'est Le Pen et voter Le Pen, c'est rendre le pays ingouvernable parce qu'elle n'a que deux députés (plus en cas de victoire, mais certainement pas la majorité).

Notre mode de scrutin uninominal à deux tours rend tout changement de politique quasi impossible, car il oblige à toujours tirer vers le centre.

Ce système conçu pour rendre le pays gouvernable se retourne contre lui.

Et si je votais ?

Pour des raisons sur lesquelles je me suis expliqué, je m'apprête à ne pas voter en 2017.

Sauf en cas de duel Macron - Le Pen ou Mélenchon - Le Pen, où je voterais sans état d'âme Le Pen.

Et si personne ne votait ? Si le taux d'abstention était de 98 % ? Pourraient-ils encore gouverner ?

Pourquoi Trump n'est pas Hitler (Le Pen, Orban, etc. non plus)

THIS HITLER NONSENSE …













Terrorisme musulman : un problème qu'on ne veut pas résoudre

Ca m'attriste de le l'écrire mais il faut regarder la vérité en face : la France ne veut pas résoudre le problème du terrorisme musulman.

Les causes, les moyens, les méthodes sont connus, nul mystère. Mais nous ne voulons pas faire ce qu'il faut. Toujours Bossuet : « Dieu rit des prières qu'on lui fait pour écarter des maux dont on chérit les causes ».

A long terme

Admettre entre terrorisme et islam. Arrêter de se leurrer avec « l'islamisme ».

Concrètement : zéro immigration musulmane (sélectionner les immigrants sur un critère religieux), aucune visibilité publique de l'islam (lois anti-islam), expulsion ou raccompagnement (suivant leur degré de dangerosité) des musulmans en France dans leur pays d'origine.

Il se trouverait probablement une majorité de Français pour ces mesures, mais la classe dirigeante ne veut pas.

A court terme

« Avec Sentinelle, les militaires sont devenus des aimants à terroristes »

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De nombreux actes malveillants envers les militaires de Sentinelle sont répertoriés, même si les armées ne veulent pas communiquer dessus. Dans son rapport LaSentinelle égarée, Elie Tenenbaum évoquait le chiffre de 1300 incidents pour la seule région Ile-de-France entre janvier et septembre 2015, dont 70 % d'actes malveillants, provocations, insultes, menaces, voire, dans certains cas isolés, agressions. La nature de ces actes est difficilement analysable mais ils existent. Par ailleurs, il n'y a pas d'éléments très probants de l'efficacité de la fonction dissuasive du plan Sentinelle.

Mais tout de même, les patrouilles Sentinelle ont une fonction rassurante …

Certes, mais on ne peut pas déployer 8 500 militaires sur le territoire juste pour une mission psychologique! On maintient les Français dans un état de mensonge «On vous protège» alors qu'il n'en est rien.

Aucun homme politique ne prendra le risque de supprimer le plan Sentinelle ...

Les Français ne sont pas stupides. D'après la dernière enquête Ifop pour la Défense, 75 % approuvent le plan Sentinelle, mais seuls 48 % d'entre eux pensent qu'il est efficace. On peut mettre en oeuvre une réserve à mobiliser rapidement en cas d'urgence, comme ce fut le cas en janvier 2015. Mais transformer cela en dispositif permanent pose de sérieux problèmes de maintien des compétences. C'est devenu un argument de communication plus qu'un dispositif efficace. Un piège à moyen et long terme qui nous empêche de réfléchir sur l'utilisation de la force militaire et les moyens de lutte contre le terrorisme. Cela devrait être un objet de débat sérieux lors de la campagne présidentielle.
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« Cela devrait être un objet de débat sérieux lors de la campagne présidentielle. »

La malheureuse, elle rêve tout debout ! Avoir un débat sérieux lors de la présidentielle ? Mais on en a déjà un, et beaucoup plus sérieux que le terrorisme musulman : le nombre de coups de fil que Mme Fillon a passé il y a vingt ans pour son mari député.

Faisons ici ce débat accessoire par rapport à la vie de Mme Fillon.

Modèle israélien. Portiques détecteurs de métaux et blocs de béton partout. Pas de patrouilles militaires, des citoyens armés.

Et là, ce sont les gens qui ne veulent pas. Dès qu'on aborde le sujet, surtout avec des citadins, c'est roulement d'yeux effrayés et haussements d'épaules.

Pourtant, les Français d'avant 1939 étaient armés, les Suisses et les Canadiens le sont, et la France d'avant 1939 n'était pas à feu et à sang, la Suisse et le Canada non plus. Bien sûr, il y a le contre-exemple des Américains, mais sommes nous des Américains ?

Cette défiance vis-à-vis des citoyens vient d'un bourrage de crâne des gauchistes, qui ont bien compris que le citoyen armé était le rempart de dernier ressort contre leurs utopies totalitaires.

Il faut bien remettre le débat en perspective. Les bandits sont déjà autant armés que possible. Nous discutons juste de l'armement des honnêtes gens qui, par définition, sont honnêtes.



On me répond aussi que nous avons évolué depuis 1939. Certes, mais il faut ce qu'il faut et je suis peut-être excessivement optimiste, j'ai confiance dans la décence commune des gens ordinaires.

Mais nous ne le ferons pas, aucun parti ne le propose.



Répétez avec moi : « Dieu rit des prières qu'on lui fait pour écarter des maux dont on chérit les causes ».

Allons, remettons aussi les choses en perspective. Le terrorisme musulman n'est que la péripétie d'une péripétie. Ce qui importe vraiment, c'est l'invasion musulmane, silencieuse et (pour l'instant, relativement) pacifique.

Et contre elle, on fait encore moins que contre le terrorisme. Pire, une classe politique traitresse continue à l'encourager.