jeudi, juin 08, 2017

L’escroquerie Macron

Le truc fondamental de l’escroc est de vous vendre une illusion que vous avez êtes prédisposé à croire.

Le maire du petit village breton escroqué par un type qui leur a fait croire que Johnny Hallyday viendrait faire un concert l’expliquait très bien : « Avec le recul, c’est facile de dire que nous avons été idiots mais nous avions tellement envie de croire que Johnny s’intéressait à notre trou perdu ».

Emmanuel Macron a été un super-escroc. Il y a de ma part un jugement moral très négatif (escroc, c’est mal), mais une certaine admiration pour sa capacité de séduction et son intelligence. Il a su exploiter au mieux l'attente de l'homme providentiel en laissant les gens se faire un film, s'imaginer que c'était lui.

Les Français ont choisi (mais avaient-ils vraiment le choix ?) de voter Macron, c’est-à-dire de croire au conte de fées qui dit que l’histoire n’est pas tragique, que la politique n’est pas conflictuelle, que nous avons pas d’ennemis, que tout le monde il est beau tout le monde il est gentil (sauf les méchants « fachisses racisses »), que les problèmes politiques se résolvent à coup de « compétence », qu’un grand sourire et un certain air de jeunesse valent brevet d’autorité et de bonne politique, que « penser printemps » supplée à tout.

Hélas, les réalités méprisées ont la désagréable habitude de rappeler par surprise leur existence. Et violemment.

Face à cette irruption inévitable des réalités dérangeantes, Emmanuel Macron réagira avec une idéologie, des conceptions, qui auront été fort peu débattues durant la campagne électorale. Les questions essentielles semblaient de connaître le travail effectué par Pénélope Fillon il y a quinze ans et de vérifier qu’Emmanuel Macron pouvait recracher un polycopié de l’ENA mieux que Marine Le Pen.

Les Français ont été pusillanimes face à cette escroquerie. Comment disait Bossuet déjà ? Dieu rit des prières qu’on lui fait pour écarter des maux dont on chérit les causes.


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