samedi, avril 08, 2017

Je suis Maxime Tandonnet avec une certaine fascination.

Je suis Maxime Tandonnet avec une certaine fascination, car il est symptomatique de ce qui ne va pas dans notre haute administration.

Ex-conseiller immigration de Nicolas Sarkozy, il écrit des articles dans le Figaro et tient un blog.

Il est arrogant : il ne tolère la contradiction qu'à la condition qu'elle ne le contredise pas vraiment ! Je connais au moins deux personnes (Curmudgeon et moi) qui se sont fait censurer pour des commentaires argumentés qui n'avaient pas l'heur de plaire à monsieur. Il m'arrive d'être soupe-au-lait, mais je connais assez Curmu pour savoir que ce n'est pas son cas.

Il se trompe sur tout. Non pas qu'il ait tort sur chaque point de détail, mais sa vision globale est fausse. Par exemple, il critique l'hyper-présidentialisation sans comprendre qu'au contraire, les Français sont en manque d'autorité et que le retour aux poisons et délices du régime des partis, qui, en tant que membre de la caste, le fait bander, ne donnera pas aux Français ce qu'ils attendent, c'est-à-dire un président responsable. Et ainsi du reste.

Il est lui-même responsable, voire coupable. C'est bien beau de trouver délirant que les Français veuillent voter Le Pen ou Mélenchon. Mais on a envie de lui dire : « Dis donc, mon coco, ce n'est pas toi qui faisais partie de l'équipe au pouvoir et qui as contribué à tromper les espoirs des Français, sur l'immigration par exemple, et leur a donné envie de voter pour n'importe qui d'autre que toi et les tiens et tous ceux qui leur ressemblent de près ou de loin ? Alors, avant de prendre les choses de haut, tu devrais te regarder dans le miroir ».

Il ne paraît pas pire qu'un autre, il a au moins le mérite de tenir un blog avec sincérité, et c'est en cela qu'il est intéressant, symptomatique ... et inquiétant. En le lisant, on se dit qu'on est gouverné par une belle bande d'autistes. Sauf que les vrais autistes ne sont pas condescendants.


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