samedi, octobre 31, 2015

Polémique historique Zemmour-Bayrou 1936

Regardez à partir de 57 minutes.





Je m'intéresse à cette polémique pour deux raisons :

♘ François Bayrou est un contradicteur honorable, au sens où il reste posé et poli. Ce n'est pas un aboyeur comme François Kalfon, Pierre Laroutourrou et Alexis Corbière. Il mérite qu'on s'intéresse à ses propos.

♘ Dans l'espace médiatique, il semble que l'histoire est vide avant 1933 et après 1945, c'est parfaitement crétin mais c'est ainsi. Alors quand on se réfère sans cesse à une si petite période, douze ans, la moindre des choses est de le faire sans se tromper. Bien au contraire, les caricatures et les inexactitudes flagrantes s'accumulent comme impôts sous Hollande.

Aussi bizarre que cela puisse paraître à ceux qui se contentent de la vision médiatique et caricaturale de l'histoire du XXème siècle, c'est Zemmour qui a raison et Bayrou tort.

Jusqu'en 1937, la Grande-Bretagne a mené sa diplomatie traditionnelle, l'équilibre continental, c'est-à-dire qu'elle a favorisé l'Allemagne, y compris après qu'elle soit devenue nationale-socialiste, parce qu'elle considérait, à tort, que la France était trop dominante.

L'accord naval entre l'Allemagne et la Grande-Bretagne, permettant à l'Allemagne d'augmenter sa flotte de combat en contradiction avec le traité de Versailles, date du 18 juin (décidément, date historique pour la France, Patay, Waterloo, Londres) 1935. Et la Grande-Bretagne a signé avec les Etats-Unis et la France un second traité limitant l'armement naval ... le 24 mars 1936.

La Grande-Bretagne a mis très longtemps, trop longtemps, à comprendre qu'Hitler rompait l'équilibre continental et que renforcer l'Allemagne nazie était suicidaire.

Donc, oui, Zemmour a raison : si Stanley Baldwin (je suppose que c'est de lui qu'il s'agit, je n'ai pas vérifié) a répondu à Churchill qu'il a satisfait le peuple en 1935 en menant une campagne pacifiste, ce n'est pas seulement par pure démagogie, c'est aussi et surtout parce que les cercles dirigeants britanniques considéraient que c'était la meilleure politique pour leur pays.

C'est l'honneur de Churchill d'avoir compris plus tôt que les autres que c'était une erreur, mais il était isolé.

On ne peut que conseiller à François Bayrou, dont on ne doute pas qu'il sache lire, contrairement à la plupart des politiciens, de parcourir, au moins, Duroselle.

Princesse de Clèves, Modiano : qui a peur des écrivains ?

Princesse de Clèves, Modiano : qui a peur des écrivains ?

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Quoi qu'on en dise, ce fut une affaire assez stupéfiante. Il est regrettable que certains l'aient si vite oubliée et pardonnée. Le 26 octobre 2014, après l'annonce, par les jurés suédois du prix Nobel de littérature, de leur choix d'honorer Patrick Modiano, Fleur Pellerin, ministre de la Culture et de la Communication, s'est révélée incapable de citer le titre de l'un de ses romans. Quels titres pourtant! La Place de l'Etoile, Rue des Boutiques obscures, Dans le café de la jeunesse perdue… A ceux qui l'interrogeaient, la ministre expliqua qu'elle n'avait plus le temps de lire depuis deux ans. Une façon de sous-entendre qu'une fonction sérieuse ne s'accordait pas à des futilités telles que la littérature. Elle avait visiblement oublié Charles de Gaulle lisant Lord Jim de Conrad lors d'un voyage en avion et François Mitterrand savourant Chasses subtiles de Jünger avant ses réunions à l'Elysée.

Ce qui est effrayant, c'est que dix-sept jours séparaient les aveux de la ministre de la Culture de l'annonce des jurés suédois. Deux semaines n'avaient donc pas suffi à l'exquise Fleur Pellerin pour envoyer l'un de ses collaborateurs à la librairie Delamain (155, rue Saint Honoré à Paris, en face de son ministère), acheter les éditions de poche de Dora Bruder (144 pages), de Voyage de noces (157 pages) ou de Vestiaire de l'enfance (150 pages) afin de les lire de toute urgence et de découvrir un écrivain dont la reconnaissance internationale honore la France — et surtout perpétue l'idée que le monde continue de se faire de la France: une nation littéraire. Cette technicienne, si prompte à parler d'«offres» et de «contenus», n'avait même pas songé à demander à son chauffeur de glisser un disque dans le lecteur de sa Citröen C6 blindée afin d'entrer dans l'univers soyeux de Patrick Modiano par l'intermédiaire d'un livre-audio tandis qu'elle se rendait à l'aéroport dans une ambiance paisible et climatisée. La preuve que la littérature n'a plus la moindre valeur aux yeux de cette femme bardée de diplômes. Ni d'usage, ni d'échange.
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Fleur Pellerin est, comme tous nos politiciens, un robot, sans tripes, sans âme, dépourvu du moindre intérêt. Il ne leur reste d'humain qu'un ego surdimensionné et un narcissisme pathologique, ce sont des outres pleines de leurs propres vents. Abandonné sur une île déserte avec eux, vous auriez à vous défendre contre leurs tentatives d'exploitation et une fois que vous les auriez maitrisés, ils vous feraient périr d'ennui.


D'aguesseau (je crois) a dit quelque chose comme : « En France, on prend la vivacité d'esprit et la facilité de parole pour de l'intelligence». Il nous reste juste le bagout, la tchatche, le toupet sans limite.

Il est tout à fait normal qu'ils haïssent sans mesure la culture, elle est ce qu'ils ne sont pas, elle dévoile leur vacuité.

La culture est gratuite. On ne se cultive que pour soi, pour le plaisir, pas pour passer des concours ou épater la galerie dans les diners en ville.

La culture est héritage. Elle nous replace dans le temps et remet à leur place nos petites vanités.

François Hollande est un inculte notoire. Comme il est de gauche, les journalopes le ménagent et ne lui font pas le même cinéma qu'à Nicolas Sarkozy, mais il ne vaut pas mieux.

Comment espérer de ces pantins pleins de vide qu'ils soient «nos guides et nos chefs» (ils n'ont pas lu Homère, juste La culture générale de Aà Z pour les concours administratifs) ?




vendredi, octobre 30, 2015

Non, l'UERSS n'est pas libérale

L’Union Européenne, meilleure ennemie du libéralisme



Citoyen libre et responsable contre troupeau manipulé

Il m'apparaît de plus en plus que l'idéal libéral, au sens originel, celui du citoyen libre et responsable est une chose du passé.

Nous sommes désormais un troupeau manipulé par le gouvernemaman. C'est d'ailleurs une attitude très féminine : il m'arrive d'observer des mères seules. Ne disant jamais non franchement, elles sont cesse en train de manipuler leurs enfants.

En guillotinant Louis XVI, on a tué le père de la nation, elle ne s’en est jamais vraiment remise, politiquement. On a de nouveau chassé le père en 1968. Je suis finalement assez d’accord avec les philosophes politiques de l’âge classique : république pour les petits pays, monarchie pour les gros.

Nous sommes pris dans un double mouvement qui a commencé avec notre révolution :

1) Un perfectionnement continu des techniques de manipulation des masses. Les Séguéla sont les disciples, professionnellement parlant, des Goebbels. Des gens soutiennent même qu’il est plus éthique (l’éthique, ce truc mou qui a remplacé la morale) de manipuler les foules que de leur donner des ordres francs et directs.

2) Une abstraction et une « déréalité » de la politique toujours plus étendues.

Cette façon de faire de la politique, où l’on ne gouverne plus mais on « gère » avec une « bonne gouvernance », où l’on ne décide plus mais on applique des principes, a fini par créer un nouveau monde.

Celui-ci est par essence totalitaire : comme il est basé sur l’irréalité, toute irruption de la réalité lui est un poison mortel, il doit donc tout contrôler.

Je ne suis visiblement pas le seul que cela inquiète :

Poutine, Orban : pourquoi les autocrates séduisent à l'Ouest

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Comme les grands fauves, survivants incompris et pourchassés d'un temps révolu, ils se sentent, se reconnaissent, se respectent, même dans l'opposition farouche, et d'une certaine façon aussi se serrent les coudes. Ils méprisent souverainement la faiblesse de leurs interlocuteurs qui leur parlent morale pour masquer leur idéalisme impuissant ou leur cynisme au petit pied. Ils tiennent pour indispensable la centralité de la décision et l'autorité sur leur «peuple» qu'ils ne réduisent pas à une «population» mais entendent guider vers un horizon de puissance et d'influence peut-être contestable mais au moins défini et clair. Pour eux, le collectif est plus que la somme des intérêts particuliers ; il doit incarner quelque chose de plus grand que soi. Ils ont compris que la clef de la popularité durable réside dans le courage de l'impopularité immédiate.

[…]

Mais il y a pire. Notre classe politique ne se contente pas de faire passer sa médiocrité pour une vertu. Nos dirigeants ne supportent plus ceux de leurs homologues internationaux qui usent et parfois abusent d'autorité. Pas une tête ne doit dépasser. Il faut dégommer les autocrates ou les despotes éclairés au plus tôt, les stigmatiser l'oeil sombre et le doigt vengeur, en faire d'innommables tyrans ou, au mieux, des chefs de «démocratures» aux noirs desseins. Pourquoi? Pour leur substituer de soi-disant «modérés» plus représentatifs? En ce cas, c'est un échec complet et planétaire. Non! Il y a en creux une grande dose d'envie dans cette curée tragi-comique, de la jalousie dans cet opprobre courroucé et ces anathèmes ridicules. Ces hommes forts sont des offenses vivantes et bien trop résistantes à l'arasement impérieux des identités et volontés nationales récalcitrantes à l'ordre démocratique supérieur qui veut étendre ses bienfaits «naturels» à la planète entière.

À l'aune de ce projet horizontal, toute «verticale du pouvoir» devient une infamie … Dès lors, les figures d'un Milosevic, d'un Saddam Hussein, d'un Kadhafi, d'un Assad leur sont insupportables. Comment font-ils pour rester au pouvoir en dépit de tant de morgue et de violence? Pourquoi diable leurs peuples les soutiennent-ils avec ferveur? Arriérés sans doute, n'ayant pas encore vu la lumière! Et il faut bien admettre que ces grands animaux politiques connaissent le communautarisme bouillonnant qui fragilise leurs Etats composites. Et ils font avec ; avec la main très lourde parfois. Pour préserver leur pouvoir certes mais aussi leurs Etats autrefois découpés sans vergogne et en dépit du bon sens par nos soins.

[…]

Nous baignons en Europe comme dans du formol, dans une illusion de paix et de prospérité qui endort nos peuples et nos élites, les empêchant de voir la menace qui monte, extérieure mais aussi intérieure. Cette menace, ce n'est pas l'Islam radical, qui n'est qu'un loup dans une bergerie dont les portes sont grandes ouvertes ; c'est le renoncement muet des Nations et des Etats à affirmer leur identité dans toute leur richesse, leur complexité, leurs paradoxes. En France, l'estime de soi nationale fond comme la banquise. L'heure est à la repentance, à l'automutilation collective jubilatoire pour complaire à ceux de nos partenaires ou adversaires qui nous contestent même les maigres vestiges de notre puissance enfuie. Cette honte de soi renforce le délitement de la cohésion nationale et du sentiment d'appartenance à un passé profond, riche, glorieux et aussi nécessairement douloureux. Il devient urgent de réfléchir aux ravages de notre célébration entêtée de la «normalité» en politique, cache misère de la déresponsabilisation et du renoncement à l'exercice difficile de l'autorité. Peut-on encore juger cette normalité salutaire ou ne serait-ce qu'utile au pays, quand celui-ci s'enfonce sans mot dire dans l'insignifiance politique et stratégique et pratique l'hypnose de masse sur sa population sommée de croire en des lendemains qui chantent? Chaque Etat, tous les Etats, ont besoin de figures politiques de l'autorité et de la responsabilité, imparfaites mais qui assument leurs choix et essaient d'incarner leur vision dans une action politique ambitieuse. Cela vaut mieux que ne rien oser, écouter tout le monde, faire plaisir à chacun, mettre en musique la cacophonie des corporatismes et des égoïsmes et appeler cela de l'Opéra. Forfanterie. Et forfaiture.
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Et les conséquences :

Syrie : marginalisée, la France a peu d'atouts pour revenir dans le jeu

Libye, Syrie, Ukraine : le Waterloo de la diplomatie française


Bien sûr, on n'est pas obligé d'être d'accord :

Les défaillances du modèle libéral n'excusent pas la violence d'Assad et de Poutine

Je ne suis pas un grand ami des despotes. Je préfère une démocratie qui fonctionne car elle permet les  petits ajustements permettant d'éviter les grandes catastrophes. Mais quand la démocratie ne fonctionne pas ?









jeudi, octobre 29, 2015

Giscard à l'OAS ?

On sait qu'il y avait des hauts placés renseignant l'OAS sur les mouvements de De Gaulle.

La rumeur dit, d'après les témoignages d'anciens de l'OAS, qu'il s'agissait des ministres Poniatowski et Giscard. Oui, oui, le futur traitre-président de la république.

Je n'ai aucun moyen de vérifier cette rumeur, mais serait-elle vraie que je n'en serais pas le moins du monde étonné.

En effet, il y a toujours eu dans la bourgeoisie française un tendance anti-bonapartiste, un courant opposé à tout sursaut national. C'est le même courant qu'on a retrouvé avec Pétain, contre Sarkozy et qui est maintenant pour Juppé.

De Gaulle le savait bien. J'ai déjà cité ses mots à Peyrefitte :

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« Vos journalistes ont en commun avec la bourgeoisie française d’avoir perdu tout sentiment de fierté nationale. Pour pouvoir continuer à dîner en ville, la bourgeoisie accepterait n’importe quel abaissement de la nation. Déjà en 40, elle était derrière Pétain, car il lui permettait de continuer à dîner en ville malgré le désastre national. Quel émerveillement ! Pétain était un grand homme. Pas besoin d’austérité ni d’effort ! Pétain avait trouvé l’arrangement. Tout allait se combiner à merveille avec les Allemands. Les bonnes affaires allaient reprendre ».
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Il se peut que je me trompe à propos de Giscard et de l'OAS : certains croient que c'était l'OAS le sursaut national et De Gaulle la liquidation. Mais la suite de la carrière de Giscard m'incline à penser que mon analyse est juste, que l'anti-gaullisme, c'était la tranquillité pour une certaine bourgeoisie.

En tout cas, s'agissant de la juppémania, je n'ai aucun doute.


mercredi, octobre 28, 2015

Mein Kampf et la Catalogne

La réédition de Mein Kampf par Fayard donne lieu à une polémique idiote et d'arrière-garde : on trouve Mein Kampf gratuitement sur internet (et c'est un grand succès dans les pays arabes, rappelons le).

J'associe cette évocation de Mein Kampf à ce qui se passe en Catalogne.

Je ne me sens pas d'affinités avec la Catalogne et avec les Catalans, ce n'est pas un pays selon mon coeur (et ce n'est pas le pseudo-Français pseudo-Catalan Manuel Valls qui me fera changer d'avis). Mais je ne traite pas les Catalans de Nazis.

Avant que je m'explique, voici un article sur le sujet :

Indépendantistes catalans : le coup de force contre la démocratie

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Une fois encore la politique catalane a cessé d'être rationnelle. Le plus grave est l'appel à la désobéissance que contient ce projet de déclaration rédigé par les indépendantistes. Dans son sixième article, elle signale que le “processus de déconnexion démocratique ne sera pas suspendu aux décisions de l'État espagnol, en particulier celles du Tribunal constitutionnel”. Si cette déclaration prospérait, il ne faudrait pas hésiter à parler de coup d'État.

Nous assistons tout simplement à un délitement de la démocratie, à son détournement et à terme, à sa confiscation. La déclaration signée par la CUP et Junts Pel Si travestit les faits en estimant qu'existe une majorité en voix: justement, au soir des élections du 27 septembre, les indépendantistes n'obtenaient que 48% du total des voix. Ce premier mensonge en annonce d'autres qui seront tous énoncés au nom de la démocratie. Les sécessionnistes veulent attirer l'attention du monde entier sur la situation en Catalogne où, selon eux, leurs libertés fondamentales, et d'abord celle du “droit à décider” seraient menacées. Personne n'est dupe… sauf le Venezuela de Nicolas Maduro, un exemple de démocratie en effet !

Au-delà des agissements d'une classe politique véritablement possédée par ce songe indépendantiste qui lui brouille la raison et la sagesse, il y a une société catalane qui est désormais en souffrance. La mobilisation idéologique des institutions catalanes au seul profit de l'indépendantisme crée un climat social et culturel insupportable. Ceux qui ne sont pas d'accord sont obligés de se taire ou de partir. Les nationalistes catalans ont largement mis en place un “nettoyage idéologique” qui devrait nous inquiéter.

En pleine Europe, aujourd'hui, se joue un drame politique dont nous connaissons hélas les troubles ressorts. Comparaison n'est pas raison, mais comment un regard d'historien ne pourrait-il pas s'effrayer de voir se mettre en place les mécanismes politiques et discursifs par lesquels on discrédite les institutions démocratiques et on intimide les oppositions ? Comment ne pas s'inquiéter de voir au cœur d'une démocratie solide s'effondrer le pacte de coexistence entre les citoyens ?
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Comment peut-on définir le nazisme ?

Il est la conjonction de deux phénomènes :

1) une utopie à grand contenu fantasmatique. Le nazisme, comme le communisme, élabore un monde nouveau idéal sans grand rapport avec la réalité prosaïque. Pour que cela prenne, il faut une forte proportion d'intellectuels et de demi-intellectuels pour lesquels les idées et les représentations du monde sont plus importants que le monde lui-même.

2) un chef ayant une aptitude extraordinaire à la manipulation. Hitler trompe son monde en permanence.

Or, je suis de plus en plus mal à l'aise avec la politique moderne parce que j'y retrouve ces deux éléments  à doses de plus en plus fortes : une abstraction de plus en plus délirante (ah, la fameuse «inversion de le courbe du chômage») et une manipulation de plus en plus omniprésente.

La raison raisonnante et l'affrontement légitime d'opinion et d'intérêts opposés sont exclus de la place publique, maintenant occupée par l'effusion sentimentale, par la fusion grégaire et par le chantage aux sentiments.

Le mouvement indépendantiste catalan n'en est qu'un exemple.

Dire que je suis mal à l'aise avec ce monde politique est un euphémisme.





mardi, octobre 27, 2015

No Comment

Banlieues : quand le gouvernement instaure un diplôme national supérieur de hip-hop



Les eunuques et le jour d'après

Un malheureux accident de car et que voit-on ?

«Hommage aux victimes», «marche silencieuse» avec flots lacrymaux de rigueur et tsunami de sentimentalisme sirupeux.

Ca pulse, ça déchire. Il n'y a pas à dire, les Français sont des guerriers, des battants.

Il est tout à fait ridicule de rendre un hommage collectif à des victimes d'un accident de la route. Leur mort n'a rien d'héroïque ni de symbolique. L'hommage approprié est individuel, par leurs proches à cause de ce que fut la vie de chacun d'eux.

Quant aux victimes d'attentats, leur mort n'appelle pas l'hommage silencieux mais la contre-attaque violente.

Les «marches à Charlie» et les «marches blanches» sont des processions d'eunuques substituant la promenade en troupeau à la résolution et à l'action.

Des moutons, même pas enragés, même pas de combat.

Et, en face, qu'avons nous ?

Nous avons des types qui décapitent, mitraillent, trucident, sans vergogne, massivement ou individuellement, avec des idées claires et une stratégie.

La confrontation entre les eunuques et les égorgeurs promet ... promet rien du tout, parce qu'il n'y aura pas de confrontation. Un seul regard méchant des égorgeurs suffit à faire se coucher les eunuques.

Certains anticipent, et ce n'est pas joli joli (et je trouve Michel Goya optimiste) :

Le jour d’après la grande attaque

J'entends souvent que notre problème est le manque de courage des politiciens. C'est vrai mais incomplet : à force de manquer de courage, ils en viennent à manquer d'instruments intellectuels.

Comment pourraient-ils agir, eux qui ne pratiquent que les manoeuvres de couloir ? Comment pourraient-ils mobiliser les Français, eux qui ne croient plus en la France ? Comment pourraient-ils faire la guerre, eux qui ne connaissent que les «interventions humanitaires» ?

Une expression que j'entends de plus en plus souvent de gens qui ont des contacts avec les politiciens : des lapins pris dans la lumière des phares.

dimanche, octobre 25, 2015

Seul sur Mars

Nettement mieux que Gravity.

Un gros bémol : le héros ne doute jamais. Dommage, il y avait un peu de psychologie intéressante à faire.

Y a-t-il quelque chose à tirer des hommes ?

Is There Anything Good About Men?

Vous lirez cet article transmis par Curmu (serial-commentateur bien connu).

Je résume et j'ajoute entre crochets des commentaires de mon cru :

♘ d'après les sondages, 80 à 90 % des gens pensent que les femmes ont plus de qualités que les hommes. Il sort des tas d'articles et de livres pour nous demander à quoi servent les hommes et répondre «Pas à grand chose». C'est une inversion spectaculaire par rapport aux idées courantes il y a seulement cinquante ou soixante ans. [Cela se traduit aussi dans les comportements. Elles font  «des bébés toutes seules», considérant les hommes comme de simples instruments de fécondation qu'on peut jeter ensuite].

♘ les «inégalités hommes-femmes», sous-entendu, au détriment des femmes, sont une illusion statistique. Oui, il y a plus d'hommes PDG, mais il y a aussi plus d'hommes en prison. Il y a plus d'hommes Prix Nobel, mais il y aussi plus d'hommes avec un QI d'huitre. Bref, les capacités des hommes sont étalés  sur un spectre plus large, d'où l'illusion, si l'on regarde exclusivement vers le haut qu'il y a un déséquilibre. Mais si l'on regardait exclusivement vers le bas, on dirait que les hommes sont défavorisés.

♘ les femmes sont plus adaptées à la sociabilité des micro-sociétés, la famille par exemple (voir les explications dans l'article). Les hommes sont plus adaptés aux plus grandes sociétés, plus anonymes, parce que l'homme doit conquérir une place, il est dans une situation plus incertaine (on dit à un garçon «Sois un homme», jamais à une fille «Sois une femme»). Par exemple, il n'y a pas photo en matière de créativité, s'il n'y a pas de Mozart féminin, ce n'est pas à cause d'un affreux machisme. Il y avait beaucoup  plus de jeunes filles apprenant le piano au XIXème siècle que de jeunes garçons, pourtant, la révolution musicale est venue de descendants mâles d'esclaves dans des milieux peu équipés.

♘ en conclusion, les hommes et les femmes sont complémentaires. [Quelle découverte ! Il faut vraiment avoir le cerveau malade des intellos à la gomme qui colonisent nos sociétés pour ne pas le comprendre et l'orgueil tout aussi malade des mêmes intellos pour tout remettre en cause. Ah, que le bon sens de nos grands-parents me manque.]

♘ J'ajoute ma conclusion. Une société entièrement viril, c'est Sparte, dont il ne reste rien et qui ne nous a rien laissé. Mais une société entièrement féminine, c'est notre société et ce n'est pas plus joli que Sparte : dictature du caprice, culture de l'excuse, anarchie par faiblesse des forces de l'ordre, violence égoïste d'enfants gâtés, oppression maternante, étouffement de la fantaisie, peur de la liberté, frilosité de la précaution permanente, suicide démographique, création zéro, chefs d'oeuvre nada.


Allez, un dessin trouvé sur le site de Dutton, sur un sujet connexe (les lubies bobos) :




samedi, octobre 24, 2015

Pensée unique : même dans une émission pour lui, Zemmour est en minorité

Vidéos : "Zemmour et Naulleau" sur Paris Première le 21 Octobre 2015.

Même dans une émission dont il est censé être une vedette, Zemmour est toujours à un contre deux ou contre trois (sauf pendant l'entretien avec Jean-Marie le Pen). La pouf est particulièrement irritante, une Léa Salamé bis.

Et après, on nous dit que la droite a gagné la bataille et qu'elle est hégémonique dans les medias.

Zemmour : Poutine avec Assad et les occidentaux avec les islamistes




Il est plus jamais urgent que la France se détache des Etats-Unis et se rapproche de la russie et il est plus que jamais probable que cela n'arrivera pas.


vendredi, octobre 23, 2015

Comment être prof dans les territoires perdus de la République ?

Comment être prof dans les territoires perdus de la République ?

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Les professeurs témoignant dans votre documentaire font état de quatre fléaux par lesquels une partie de leurs élèves sont touchés. Il s'agit moins d'une violence en acte que de «codes de pensée»: le sentiment de ne pas appartenir à la nation française (voire une stricte «francophobie»), mais à la fraternité de la Oumma ; le goût pour l'explication conspirationniste du monde ; un sexisme assumant sans complexe son mépris du féminin ; un antisémitisme qualifié de «domestique» par le sociologue Smaïn Laarcher.
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J'avoue avoir le plus grand mal à plaindre les enseignants. Certes, la situation des professeurs des territoires perdus n'est pas enviable, mais ils y sont quand même pour beaucoup. Ils ont soutenu sans faiblir les valeurs, les principes et les politiques qui les ont menés là où ils sont. Il est un peu tard pour pleurer.

Chaque fois qu'un prof a voté socialiste ou trotskiste, chaque fois qu'un prof a défilé en gueulant «Première ! Deuxième ! Troisième génération ! Nous sommes tous enfants d'immigrés !», chaque fois qu'un prof a enseigné la repentance coloniale ou le mépris de l'autorité, il a préparé son malheur actuel.

Et j'écris au passé parce que je suis gentil.

Quand on lit d'anciens profs comme Polony ou Brighelli, on s'aperçoit qu'ils n'ont toujours rien compris.

Ils en appellent à l'école «républicaine» et «laïque», «à l'ancienne», sans comprendre qu'étatisme et immigrationnisme ont désormais partis liés, qu'en appeler à l'Etat, c'est maintenir le loup communautariste dans la bergerie et que la laïcité est une arme de guerre contre le seul catholicisme et qu'elle renforce mécaniquement l'islam.

jeudi, octobre 22, 2015

Le mal français (quelques petits bouts)

Pourquoi Air France résume le mal français

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La technostructure d'Air France ne se contente pas de monopoliser des postes à responsabilité avec une logique de gestion où la vision est réduite à la portion congrue. Elle peine à imprimer un véritable charisme qui entraîne les salariés.

Beaucoup de Français gardent en mémoire les images de Xavier Brosetta, l'actuel DRH d'Air France, cherchant désespérément à ouvrir une porte que sa hiérarchie avait méticuleusement verrouillée pour couvrir sa fuite. Les généraux qui quittent le champ de bataille et qui laissent la troupe mourir seule au champ d'honneur : voilà un cliché qui en dit long sur le divorce entre les dirigeants et les officiers supérieurs qui tiennent les tranchées au jour le jour.

C'est aussi cela, l'exaspération de la société française: des dirigeants qui fuient au moment du combat, un encadrement intermédiaire coincé entre le marteau et l'enclume, sans aucune marge de manoeuvre.
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Intraitable avec les avocats, impassible à Moirans : le deux poids deux mesures de l'Etat

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Ce «deux poids, deux mesures» peut avoir plusieurs explications possibles. On ne peut pas exclure, parfois, un certain parti-pris idéologique de la part des responsables politiques. Mais le plus souvent, il y a une raison plus opérationnelle : il est beaucoup plus risqué d'interpeller des gens dangereux que des gens inoffensifs !

[…]

De nombreuses solutions ont été expérimentées aux Etats-Unis contre les gangs. Encore faut-il avoir le courage de s'en inspirer. La compassion est souvent un paravent commode derrière lequel se cachent bien des lâchetés.
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Le moment est venu de dire ce que j’ai vu (P. de Villiers)

Par son témoignage, Philippe de Villiers confirme les intuitions que vous lisez sur ce blog.

♘ Les politiciens sont bien la lie de notre société. Cyniques, cupides, narcissiques, malhonnêtes, beaux parleurs sans aucun bon sens et, surtout, surtout, sans aucun souci du bien général.

Sa description de l'énarchie est ravageuse parce qu'il frappe au coeur de la monstruosité énarchique, l'ambition folle et criminelle de remplacer le gouvernement des hommes par l'administration des choses.

De Villiers se permet de citer les banques avec lesquelles les politiciens font équipe, par exemple Fillon avec Goldman Sachs (ne croyez pas qu’il soit pire que les autres, c’est juste un exemple). La question est : le politicien utilise-t-il la banque ou la banque utilise-t-elle le politicien ? Poser la question, c’est déjà un peu y répondre.

De Villiers a une tendresse pour Pasqua, un magouilleur à l’ancienne avec des buts politiques qui n’étaient pas tous personnels et carriéristes.

♘ Les gnomes de Bruxelles veulent abolir les nations, les Etats et les peuples européens pour les fondre dans un grand marché cosmopolite d’êtres déracinés et atomisés. Le sentiment pour les peuples européens qui transparaît dans les propos privés des eurocrates est pire que le mépris, c'est la haine.

Les discours sur la super-nation européenne ne sont qu’un leurre pour ces abrutis de peuples, en réalité les eurocrates veulent (bis repetita) abolir les nations. Tous les moyens sont bons, y compris, bien entendu, le Grand Remplacement.

Pour de Villiers comme pour moi, le début de la grande catastrophe, c’est Giscard, la conjonction de l’avortement et du regroupement familial, du progressisme et de l'européisme.

Il est possible pour un gnome de Bruxelles de devenir millionnaire avec cette politique grâce à ses fructueux rapports avec les lobbys. Pour montrer à quel point les gnomes de Bruxelles sont à part de notre monde, de Villiers fait remarquer qu’un quart des députés européens sont associés à un lobby LGBT.

Philippe de Villiers a réussi à me convaincre que les patrons sont un des moteurs du Grand Remplacement. Je n’y croyais pas parce que c’est idiot économiquement : l’intérêt économique n’est pas d’avoir des bons-à-rien sous-qualifiés mais des travailleurs très qualifiés pour augmenter la valeur ajouté et les profits. Mais que les patrons soient des brêles en macroéconomie ne devrait pas me surprendre.

Selon de Villiers, c’est foutu pour cette génération. Tous les souverainistes de combat ont disparu de la scène, Seguin, Pasqua, Le Pen père, lui-même. Il garde la foi, mais sans lui donner un contenu concret.

♘ Les pages les plus émouvantes sont sur Soljenitsyne et sa visite en Vendée pour rendre hommage aux victimes des colonnes infernales de la révolution. Ce géant du XXème siècle a été complètement ignoré par la France qui cause dans le poste, sauf par ceux qui l’ont insulté.

Quant à l’oubli de l’esprit, de Villiers s'attriste du suicide de l’Eglise. Il cite un évêque regrettant en public « l’emprise de l’Eglise sur la Vendée », « oubliant » de lancer des invitations pour la visite de Jean-Paul II et demandant à ce que le public soit tenu à distance. Et cela ne risque pas de s’améliorer : le pape François nous fait un Vatican 3 rampant. Quoiqu'en dise le pape actuel, l'Eglise devient de plus en plus, au moins en Occident, une ONG bien-pensante, vaguement social-démocrate, vide d'esprit et courant après la mode.

Philippe de Villiers, après avoir présenté au milieu de son livre l’islamisation comme inéluctable (un monde spirituellement consistant rentre comme dans du beurre dans un monde spirituellement vide), conclut avec plus d’optimisme sur la Russie, Poutine et Soljenitsyne.

Il pense, et je suis assez d’accord, que la clé est de savoir si l’Europe molle va se détacher des Etats-Unis et se rapprocher de la Russie. Pour l’instant, nous sommes dans la soumission atlantiste complète. Il n’est pas sûr que cela soit durable. De Villers admire Poutine beaucoup plus que moi. Mais je le rejoins sur l’importance de la Russie dans l’avenir de notre continent.

Il rappelle que Soljenitsyne nous conseillait de ne pas désespérer. Nous allons beaucoup souffrir, nous n’en sommes qu’au début, mais des étincelles d’esprit européen réapparaîtront du fin fond du désespoir.

De Villiers finit sur l’antique gesta dei per Francos (qu’on doit traduire, puisque les latinistes disparaissent : les actions de Dieu à travers les Francs). La France est la nation christique, pour le meilleur et, en ce moment, pour le pire. Son emblème n’est pas un puissant animal, lion, aigle, léopard, mais le fragile lys rappelant le linceul du Christ.

Quand les Français auront retrouvé leurs esprits, j’ai du mal à croire que quelques milliers de traine-savates barbus leur poseront problème. Mais tant qu’ils ne retrouvent pas leurs esprits, tout leur pose problème, même le simple fait de vivre.



mercredi, octobre 21, 2015

L'invasion migratoire : La Fontaine y avait déjà pensé

Pour comprendre : une lice est une chienne destinée à la reproduction.

Tout est dit.


La Lice et sa Compagne

Une Lice étant sur son terme,

Et ne sachant où mettre un fardeau si pressant,

Fait si bien qu’à la fin sa Compagne consent

De lui prêter sa hutte, où la Lice s’enferme.

Au bout de quelque temps sa Compagne revient.

La Lice lui demande encore une quinzaine ;

Ses petits ne marchaient, disait-elle, qu’à peine.

Pour faire court, elle l’obtient.

Ce second terme échu, l’autre lui redemande

Sa maison, sa chambre, son lit.

La Lice cette fois montre les dents, et dit :

« Je suis prête à sortir avec toute ma bande,

Si vous pouvez nous mettre hors. »

Ses enfants étaient déjà forts.

Ce qu’on donne aux méchants, toujours on le regrette.

Pour tirer d’eux ce qu’on leur prête,

Il faut que l’on en vienne aux coups ;

Il faut plaider, il faut combattre.

Laissez-leur prendre un pied chez vous,

Ils en auront bientôt pris quatre.

On nous monte le bourrichon avec des problèmes groupusculaires de riches

- À l'affiche du nouveau film de Ridley Scott, l'actrice a dévoilé la différence de cachet entre elle et son collègue. Un exemple de plus concernant l'inégalité des salaires entre hommes et femmes dans l'industrie du cinéma.

 Pendant ce temps, l'invasion migratoire continue et les femmes dans les banlieues et dans les camps sont soumises.

No comment

 Voies SNCF coupées, voitures en feu, saccages... Moirans a été le théâtre de violents incidents ce mardi. Les gens du voyage ont réagi à un refus de permission de sortie pour deux détenus appartenant à leur communauté. Une mutinerie a éclaté dans une prison à 100 km de là.

mardi, octobre 20, 2015

Philippe et Jimmy découvrent comment fonctionne notre «démocratie»

Récit de Philippe de Villiers.

En 1994, Philippe de Villiers et le milliardaire Jimmy Goldsmith s'associent pour les élections européennes.

Au bout de quelques semaines, le désespoir gagne : ils n'apparaissent pas dans les sondages et ne passent pas à la télévision.

Un soir, Jimmy Goldsmith décide de mettre le paquet. La semaine suivante, de Villiers monte dans les sondages et est invité à 7 sur 7.

Que s'est-il passé ?

Jimmy Goldsmith a acheté 4,99 % de TF1 et commandé des sondages onéreux à tous les instituts parisiens.

La liste de Villiers / Goldsmith fera la 3ème place avec 12,34 %.

Par ailleurs, un directeur de campagne expliquait, sous couvert d'anonymat, que les campagnes électorales nécessitaient des caisses noires parce qu'il fallait bien payer discrètement la voiture de la fille d'un journaliste complaisant.

Alors, les grandes envolées «il faut voter parce que nos ancêtres sont morts pour avoir le droit de vote» (c'est faux et c'est un chantage), vous pouvez vous les mettre où je pense. Je préférerais moins voter et avoir plus de libertés civiles.





lundi, octobre 19, 2015

Immigration : pourquoi il n’y a pas de débat en Suède (et en France non plus)

Immigration: pourquoi il n’y a pas de débat en Suède (L’altruisme obligatoire est un narcissisme)

La position de supériorité morale comme échappatoire à la politique et comme narcissisme, c'est une analyse bien connue, applicable à la Suède et à la France, et, en fait, à toute la classe dirigeante occidentale.

Je suis navré, même si j'en comprends les raisons, que beaucoup de catholiques, qui devraient mieux savoir, tombent dans ce panneau. Mais ce coup-ci, je ne vais pas invoquer Chesterton et les vertus chrétiennes devenues folles (même si ...) mais Soljenitsyne, l'oubli de Dieu. Il y a quelque chose d'hommes qui se prennent pour des dieux chez ceux, qui ne pouvant être des saints (ce n'est pas donné à tout le monde), veulent forcer les communautés nationales à assumer leurs pulsions de générosité lointaine.

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Le journaliste suédois affirme d’emblée : « En Suède, les médias ne surveillent pas le pouvoir, ils surveillent le peuple. » [on dirait vraiment la France]Puis il décrit la manière dont des journalistes ont harcelé une blogueuse, connue sur la toile sous le nom de Julia Caesar et qui, tant sur les questions d’immigration que de genres, affichaient des opinions dissidentes. En dernier ressort, le nom, l’adresse et la photo de la blogueuse auraient été publiés, contre le souhait de cette dernière, journaliste à la retraite. « De cette manière, les médias mainstream lui ont fermé le clapet, elle devenait trop dangereuse. » C’est à cause de cet exemple que le journaliste interviewé tient à garder une sorte d’anonymat (il donne son nom, si courant qu’il pourrait être un pseudonyme, mais refuse d’être photographié).

Comme Mikaël Jalving s’étonne de cette peur (qui fait le jeu du pouvoir), Johann Andersson la justifie et évoque la pression sociale, voire physique (cas de violences contre certains blogueurs), mais insiste surtout sur la légitimation par les élites de ces intimidations : la gauche a en effet inventé le concept de « god had », la bonne haine, la haine justifiée, la haine nécessaire. Cette « bonne haine » est alors relayée par des associations dites antifascistes et antiracistes. Cette bonne conscience et cette impunité morale se double, pour les journalistes, du sentiment d’être objectifs quand les dissidents, quand ils évoquent ce qu’ils constatent, sont nécessairement au mieux victimes d’idées reçues, au pire fanatiques et partisans. Tout ceci n’étonnera que modérément les lecteurs français qui connaissent un même « climat du débat » depuis de nombreux mois. Mais, là où l’interview devient passionnante, c’est lorsque le journaliste suédois analyse ce que nous appellerons ici les ressorts pulsionnels de la politique de son pays.

Pour Johann Andersson, il y a derrière la politique très favorable à l’immigration des élites suédoises deux désirs aussi inconscients que têtus.

Le premier consiste à être moralement les meilleurs. Il ne s’agit pas d’agir bien, mais d’agir mieux. Mieux que tous les autres [ce complexe du bon élève qui cherche à faire plaisir à la «maicresse» est aussi très présent en France]. Andersson déclare que son pays veut devenir le meilleur élève de le communauté internationale, le chouchou des Nations-Unies (« Eliterne drømmer om at gøre Sverige til FN’s kæledægge »).

Le second consiste à obliger les autres nations européennes à suivre son exemple, en étant à la fois membre de l’espace Schengen et en n’appliquant pas le protocole de Dublin, créant ainsi une situation de fait contraignant les autres capitales à réviser leurs propres politiques (ce qu’ont fait l’Allemagne, puis la France…). Andersson conclut ainsi « Sveriges politik er en trussel mot hele Europa » : La politique menée par la Suède constitue une menace pour l’ensemble de l’Europe.

Nous comprenons ici que la position narcissique des élites suédoises renvoie à quelque chose apprise fort tôt à l’école et dans la famille : la sublimation de la pulsion de domination par un surmoi exemplaire et persécutif, véritable colonne vertébrale de la société du consentement. Chacun est appelé à exercer son emprise sur l’autre en exerçant un mieux-disant, mieux-faisant moral, sanctionné positivement par l’Autorité.
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dimanche, octobre 18, 2015

1991 : l'invasion migratoire est d'actualité

Extraordinaire video (merci Roman) !

On savourera particulièrement les interventions opposées de Chirac, Tapie et Chevènement. C'est à cela qu'on voit quel grand homme est Chevènement (c'est, bien sûr, ironique).

On notera aussi le traitement télévisuel très «objectif».

Le seul qui s'en sort à son avantage est Seguin.



1991 : Giscard et l'invasion migratoire par powellenoch

Le jour de honte est arrivé

Ce n'est pas mon genre d'attacher de l'importance à un résultat sportif, même si j'ai bien conscience que le sport est devenu un  médiocre substitut au patriotisme enfui.

Je vous en parle parce que j'ai été ulcéré d'apprendre que la France avait joué en rouge. Jusqu'où renoncerons-nous à nous-mêmes ?

Vous me direz que le symbole est idéal pour un pays qui crève du communisme.

Spectacle minable !




samedi, octobre 17, 2015

The Churchill factor (B. Johnson)

Boris Johnson est l'actuel maire de Londres, excentrique et assez peu sympathique.

C'est toujours intéressant qu'un politicien écrive (ou fasse écrire en y mettant sa patte) un livre d'histoire. Il peut se permettre des jugements personnels très éloignés du style chiant des historiens professionnels (escouillés par les nécessités de la carrière universitaire, les historiens n'ont plus la trempe d'un Michelet ou d'un Gaxotte).

La banqueroute de Law et La disgrâce de Turgot d'Edgar Faure, Edmund Burke de Jesse Norman m'ont beaucoup plu. Et je n'ai pas lu les livres d'histoire de Churchill !

Le style de Johnson est relâché mais pas idiot. On sent le démagogue qui a l'habitude de parler aux foules.

Sa thèse est simple, il appelle cela l'anti-marxisme : certes, les grandes masses, les grands mouvements, l'histoire quantitative, c'est très bien mais passe à coté d'une évidence. Il y a des hommes qui changent le cours de l'histoire radicalement, c'est le Churchill factor, car Winston Churchill en est le meilleur exemple.

Johnson reprend les idées de Lukacs.

Le jour de gloire de Churchill est le 28 mai 1940.

La situation est catastrophique. L'armée anglaise est piégée dans le nord de la France et le «miracle de Dunkerque» n'a encore eu lieu. L'armée française, tronçonnée, se décompose, malgré quelques actes de résistance d'un héroïsme incroyable. Reynaud flanche et des enculés (Weygand, Pétain, Laval) s'apprêtent à trahir pour satisfaire leurs ambitions, leurs lubies et leurs rancoeurs.

L'opposition entre Halifax et Churchill est bien connue (1).

La position de Churchill est très inconfortable : Halifax est le leader du parti majoritaire, il était pressenti pour être premier ministre et a refusé, justement pour lever l'hypothèque Churchill (laisser le brouillon Churchill être premier ministre quelques semaines. Il se plante. Et la place est libre et nette pour le sérieux Halifax. On sait où ce genre de calculs minables mène : Reynaud a fait le même avec Pétain) et beaucoup pensent qu'Halifax a raison. Halifax pousse le bouchon jusqu'à prendre des contacts avec des puissances étrangères sans en informer le premier ministre.

Une réunion du cabinet restreint a lieu dans l'après-midi et ne permet pas de trancher. Neville Chamberlain, déjà très malade et échaudé par ses démêlés précédents avec Hitler, ne prend pas le parti d'Halifax comme on pouvait s'y attendre. Churchill, qui ménage beaucoup Chamberlain depuis quelques jours, remporte sa première victoire en n'étant pas mis en minorité au cabinet restreint.

Et il convoque le cabinet complet pour une réunion deux heures plus tard. C'est son coup de génie.

La tension et l'émotion sont intenses, l'heure est dramatique, chacun sait bien qu'il s'agit de vie ou de mort. Après avoir exposé ses raisons, Churchill part dans une envolée lyrique qu'il conclut en affirmant «qu'il ne doute pas que chacun des membres du cabinet préférerait mourir étouffé dans son propre sang plutôt que se rendre». Les «petits» ministres se lèvent et l'ovationnent. Il n'y a pas de débat et pas de vote.

Jamais plus la question de pourparlers avec l'Allemagne hitlérienne ne sera posée de manière aussi nette. Le boulet est passé près, Churchill a senti le vent mais il a gagné : il a réussi à ce que la Grande-Bretagne ne capitule pas.

Or, comme le souligne Boris Johnson, Churchill est seul de son espèce dans la classe politique britannique. Si Churchill avait été tué dans un de ses multiples accidents mortels, il fait peu de doutes qu'il n'aurait pas eu d'équivalent et que la Grande-Bretagne aurait négocié la paix avec Hitler en mai 1940. C'est le Churchill factor. Nous, Français, pouvons dire la même chose de De Gaulle.

Churchill est un défi à la psychologie mécanique. Négligé par sa mère, méprisé par son père, il ne devrait pas être un grand homme pour nos modernes psychologues. Mais ses manques ont été le moteur de son ambition.

La partie la plus intéressante est l'analyse des raisons de la réussite politique de Churchill. Boris Johnson en voit deux :

♘  le courage. Physique et intellectuel. Le courage presque suicidaire de Churchill au feu est légendaire. Il adore «voir luire les yeux brillants du danger». Il a en tout échappé à une douzaine d'accidents «mortels» (c'est-à-dire mortels pour les hommes ordinaires qui n'ont pas la chance de s'appeler Churchill), dont un accident d'avion et un accident de voiture. Ce courage physique est doublé d'un courage intellectuel : être seul contre tous et défier l'opinion commune ne le gênent absolument pas, il y prend même plaisir. On pense bien évidemment à Hélie de Saint-Marc. «L'autorité est fille du courage sous toutes ses formes, physique, intellectuel et moral».

♘ l'honnêteté. Même quand il est retors, Churchill est honnête. Il trahit deux fois son parti mais ne cache pas ses motifs, il change de parti comme on change de cheval, pour être sûr de gagner. Il ne cache pas non plus que son courage légendaire est pour épater la galerie, que, privé de spectateurs, il serait nettement moins courageux.

Ce sont les deux qualités indispensables pour diriger. Plus que l'intelligence ou la compétence.

Le pire est de ne pas prendre de décisions (2) ou de persister dans les mauvaises décisions. Or, le courage permet de de se jeter à l'eau, de prendre des décisions risquées, et l'honnêteté permet de revenir sur ces décisions si elles s'avèrent mauvaises.

On constatera que ce sont les deux qualités qui manquent le plus aux politiciens modernes. Ceci explique sans doute une bonne part de nos difficultés.

Ensuite, Johnson insiste sur le rôle de « Clemmie », Clementine Churchill, soutien indéfectible de son époux. Elle n’est pas une épouse moderne : même si elle part plusieurs semaines, voire plusieurs mois, en voyage, elle se consacre entièrement à son mari.

Sur la fin, Johnson patine lamentablement pour se dépatouiller de l'incorrection politique churchillienne.

Je suis étonné. Malgré quelques ratés, le livre de Johnson est très bon, à la fois intelligent et personnel.

La conclusion est limpide : Churchill a essayé de faire. D'imposer sa marque à l'action. Il ne s'est pas contenté de la politique du chien crevé au fil de l'eau, si populaire chez nos modernes politiciens. Et plus d'une fois, il a réussi.

Sa grande réussite est de ne pas avoir perdu la guerre en 1940. Sans lui, notre monde serait très différent.

On peut imaginer Hitler mourant dans son lit entouré d'un culte de la personnalité dément, comme un autre grand criminel, Mao. On peut aussi imaginer sans peine que Saint-Germain-des-prés auraient eu pendant des décennies ses hitlériens professionnels comme elle a eu ses maoïstes. Et cela aurait probablement été les mêmes, tant c'est une question de mentalité et de caractère plus que d'opinion. Vous imaginez Sollers et July chantant les louanges d'Adolf ?

Si cela n'est pas advenu, c'est grâce à Churchill.

Que Churchill ait existé est un facteur d'optimisme.

Certes.

Mais pourrait-il encore exister aujourd'hui ? Une question simple, par exemple : quelles occasions a un politicien de démontrer son courage physique ?


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(1) : leur désaccord est simple à exprimer mais pas simple à comprendre puisque certains historiens et la plupart des commentateurs ne le comprennent toujours pas soixante-dix ans après :

> Halifax pensait que si une chance de paix avec Hitler préservant au moins en partie l'empire et l'indépendance britanniques se présentait, il fallait la saisir plutôt que risquer l'anéantissement. Halifax pensait qu'il pouvait y avoir un choix entre la paix et l'anéantissement.

> Churchill pensait qu'une paix avec Hitler préservant l'indépendance britannique était une illusion : si on faisait la paix avec Hitler, celui-ci en profiterait pour pousser toujours plus son avantage, il serait impossible de mobiliser à nouveau le peuple pour reprendre la guerre et, à terme, c'en serait fini de l'indépendance britannique. Churchill ne voyait de choix qu'entre la victoire et l'asservissement.

Le recul du temps permet de constater que Churchill avait entièrement raison : Hitler a largement démontré qu'il n'était pas homme à rentrer tranquillement chez lui et à ne pas pousser ses pions.

On remarquera aussi qu'Halifax n'avait pas tout à fait tort : la continuation de la guerre a bel et bien affaiblit la Grande-Bretagne au point de lui faire perdre son empire. Au final, il se trompait quand même car une paix avec Hitler n'aurait pas été solide.

Mais, à l'époque, Halifax pouvait passer pour raisonnable et Churchill pour exalté.


(2) : Darwin disait que celui qui survivait n'était ni le plus intelligent ni le plus fort mais le plus rapide à s'adapter. J'ai déjà cité ce chiffre du colonel Goya : si deux adversaires, toutes choses égales par ailleurs, ont 95 % de chances de prendre la bonne décision pour le premier et 50 % pour le second, mais que ce dernier est deux fois plus rapide à prendre une décision, c'est lui qui l'emportera dans 51 % des cas contre 23 % pour le premier.

Quelques articles pour bien désespérer

Philippe de Villiers : «Le pouvoir n'a plus de pouvoir : c'est une clownerie»

Sport amateur infiltré par l'islam radical : la discrète progression du salafisme en France

Amendement anti-Bolloré : Fleur Pellerin et le maccarthysme médiatique

DSK est-il vraiment un bon économiste ?

On relèvera juste cette phrase délicieuse :

Alors, à quoi sert l'intelligence si elle n'est qu'astuce voire rouerie et non mise au service d'une ambition opérationnelle pour le pays ?

Aucun rapport, bien entendu, avec les cinq derniers présidents de la république.

Macte animo, generose puer !




vendredi, octobre 16, 2015

Présenter la météo, c'est vachtement subversif (si, si, je vous jure ... dans la France «païdédrouâdeloume» de 2015 sous Mou-Président, c'est un sommet de subversion)

URGENT : Pétition pour que Philippe Verdier soit confirmé dans son emploi à France Télévisions

Quelques rappels :

1) une question de vocabulaire. Le climat a toujours changé. Donc le «changement climatique», vague, sans précision, ne saurait être une anomalie. Si on défend une thèse, il faut assumer, dire «réchauffement» si on pense «réchauffement». Se contenter de l'insignifiant «changement climatique» est une lâcheté et une hypocrisie.

2) il est possible qu'un réchauffement global soit en cours. Il est également possible qu'il soit à son maximum et que nous allions vers un refroidissement.

3) il n'y a aucune preuve que ce réchauffement a une origine humaine.

4) l'idée même que ce réchauffement puisse être globalement négatif est idiote. La climat a toujours changé et les populations se sont toujours adaptées ou déplacées. Les conséquences seront positives à certains endroits, négatives à d'autres, et l'idée de faire un bilan global n'a aucun sens.

5) L'idée qu'on puisse et qu'on doive faire quelque chose contre ce réchauffement ne repose sur aucune base rationnelle. Elle appartient à la pensée magique, exploitée avec profit par des escrocs.


jeudi, octobre 15, 2015

Ratiocination ? Non, anticipation !

Quand l'empire romain ouvrait ses frontières ...

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«Voyez comme le nom des Goths est désormais aimé, comme il est plaisant, agréable, s'émerveillera, nullement découragé par l'expérience, le rhéteur Thémistius (...) Pour eux, la philanthropie l'emporte sur la destruction (...) Déjà, les Barbares transforment leurs armes en bêches et en faux, ils cultivent les champs, et s'ils manifestent un distant respect à Arès, ils adressent leurs prières à Démeter et à Dionysos.»

Dix ans plus tard, Alaric, un jeune prince de vingt ans, se fera un nom en prenant leur tête pour piller les Balkans. En 401, il assiégera l'empereur à Milan. Neuf ans encore, et il fera le sac de Rome.
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Chaos migratoire

«Chaos migratoire» : l'analyse sans concession d'un groupe de hauts fonctionnaires

Il est à la mode de nous raconter que la droite «zemmourienne» a gagné la bataille des idées. Billevesées ! Foutaises !

Que l'article ci-dessus ait été écrit par des fonctionnaires gardant prudemment l'anonymat et non par des politiciens en vue, oeuvrant à visage découvert, alors que l'immigration est un problème national depuis quarante ans, montre assez que les progrès du conservatisme dans la bataille des idées sont très lents et, pour tout dire, quasi-inexistants. En tout cas, sans influence sur la politique suivie.

D'ailleurs, Marine Le Pen, opposition officielle, ne perd pas une occasion de montrer son communisme et son progressisme. Avec une opposition pareille, la bien-pensance n'a aucune crainte à avoir, même si elle nous fait l'éternel sketch «Chéri, fais moi peur. Adolf est ressuscité».

Autrement dit, cet article est plein de bon sens, mais c'est comme pisser dans un violon.

Au fait. Les auteurs signent Plessis. Un plessis, c'est la fortification médiévale du pauvre. Un plessis est une haie d'arbustes taillés de manière à ce que leurs branches s'enchevêtrent à l'horizontale.

L'intérêt du plessis est de garder le bétail, de gêner les chapardeurs et d'obliger les éventuels assaillants à abandonner leurs chevaux et à enlever leurs armures (encore faut-il que le plessis soit assez large et assez haut). Dans le pire des cas, il ralentit la progression de l'ennemi.

On peut assimiler le bocage normand à un plessis géant et les Américains en ont gardé un cuisant souvenir.

Revenons à l'article. C'est moi qui souligne.

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La générosité affichée par nos dirigeants, et par nombre de dirigeants européens, n'est que le masque de l'impuissance. Derrière cette façade, on enrichit des trafiquants impitoyables (la traite des êtres humains rapporterait désormais plus que le trafic de drogue), on pousse des malheureux à prendre des risques insensés sur des embarcations de fortune ; on valide la stratégie de Daech de purification ethnico-religieuse, sans parler de la déstabilisation sans doute volontaire de l'Occident par l'arrivée en masse de populations de culture musulmane, sans même parler des probabilités d'infiltration d'éléments terroristes. Ajoutons que l'on vide les pays du Sud de leurs éléments les plus qualifiés et les plus dynamiques. Avec bonne conscience, les dirigeants européens se livrent à une véritable spoliation de l'avenir de ces pays, tout en imposant à leurs propres peuples de se perdre dans une bien aventureuse «dilution dans l'universel», pour reprendre l'expression d'Aimé Césaire.

«Rien n'est meurtrier comme la lâcheté ; rien n'est humain comme la fermeté.» écrivait Charles Péguy [Stefan Zweig a écrit La pitié dangereuse]. Face aux menaces actuelles qui engagent notre responsabilité collective vis-à-vis des générations futures, il est temps d'être humains et fermes.

[…]

Résoudre la crise de l'asile, c'est d'abord s'attaquer aux causes et définir une stratégie claire au Proche-Orient, conforme à nos intérêts: un rapprochement avec l'Iran, une concertation avec la Russie, une politique plus pragmatique à l'égard du régime de Damas.

[…]


La deuxième priorité est de s'attaquer à l'économie même des passeurs. A cet égard, l'exemple australien est éloquent: aucune arrivée illégale par bateau n'est tolérée, les bateaux sont raccompagnés soit vers leur lieu de départ, soit vers des centres de rétention extraterritoriaux, mis à disposition par des pays riverains et où les demandes d'asiles sont traitées. Le résultat est sans appel : aucun mort en mer à déplorer depuis 18 mois.

Il est parfaitement envisageable, pour l'Europe ou, à défaut, pour la France seule, de reproduire ce dispositif en concluant des accords (assortis d'une aide financière) avec des pays du Sud de la Méditerranée pour la création de ces centres. L'action de la Marine serait alors réorientée vers le raccompagnement des embarcations et de leurs passagers en direction de ces centres et vers la traque des passeurs qui est désormais un enjeu de sécurité nationale. Un dispositif européen similaire pourrait également être envisagé pour les demandeurs d'asile empruntant la route terrestre des Balkans. Ne seraient alors admises en France que les personnes s'étant effectivement vues octroyer le statut de réfugié au sens de la Convention de Genève ou de la Constitution. Ce système aurait donc le mérite d'éviter d'introduire en France des demandeurs d'asile dont fort peu répondent aux critères (70 % de déboutés malgré une procédure très favorable aux demandeurs) mais qu'il est ensuite extrêmement difficile d'éloigner (moins de 5% des déboutés).

[…]

Cette crise d'une ampleur exceptionnelle appelle un retournement de paradigme qui passe par un changement de discours sur l'immigration. Il est temps d'admettre que, contrairement à certaines idées reçues, la France n'a pas besoin d'une immigration supplémentaire. Et si les beaux esprits le contestent, il n'est que de demander son avis au peuple de France par référendum [demander son avis au peuple ? Et puis quoi encore ! Encore des imbéciles qui se croient en démocratie]. Notre taux de chômage élevé, l'immense besoin en formation de nos jeunes inactifs peu qualifiés montrent bien que le pays n'a aucunement besoin d'un apport extérieur de maind'oeuvre, à l'exception de quelques travailleurs particulièrement qualifiés.

[…]

Réviser en profondeur l'accord de Schengen afin de permettre un contrôle réel de l'immigration irrégulière aux frontières nationales: le contrôle aux frontières de l'espace Schengen est un leurre. Sans doute faut-il fixer un principe : franchir illégalement les frontières de l'Union ne crée aucun droit.

[…]

Enfin, briser l'outil d'encouragement aux migrations non maîtrisées que représente l'espoir de régularisation. D'exceptionnelles, les régularisations sont devenues, notamment sous la pression d'associations, une modalité banale d'admission au séjour en France et constituent un puissant incitatif à l'entrée et au séjour irréguliers. Dès lors, pourquoi ne pas inscrire dans la Constitution, via un référendum [ils sont agaçants, avec leur manie de vouloir demander son avis au peuple], que les régularisations d'étrangers en situation irrégulière sont interdites ?
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mardi, octobre 13, 2015

Identité nationale : derrière la sainte colère d'Alain Juppé, le danger des arguments de supériorité morale

Identité nationale : derrière la sainte colère d'Alain Juppé, le danger des arguments de supériorité morale

Je le reconnais, je fais une fixette sur Alain Juppé.

Je sais bien qu'il se pourrait qu'il devienne président de la république. Je choisis mes ennemis haut. Tant qu'à faire.

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Ceux qui récusent la notion d'identité se rabattent sur ce que vous appelez l'argumentaire moral.

Roland Hureaux : Des réfugiés qui viennent en masse à nos frontières ne sont que des individus à accueillir, selon le principes évangéliques, dit Alain Juppé. Mais l'accueil d'un individu par un autre est une chose : l'accueil d'un groupe par un autre groupe qui craint de s'en trouver déstabilisé en est une autre. Ce sont deux registres différents. La morale est une affaire individuelle qui nécessite des adaptations dès que l'on passe au plan politique. Or dès qu'il s'agit de groupes, on entre dans la politique.

Quand on invoque la morale en politique, il faut toujours se méfier. Revenons aux origines de cet afflux de réfugiés : c'est principalement la guerre civile en Syrie. Mais pourquoi cette guerre civile a-t-elle eu lieu ? Parce que l'Occident l'a encouragée au nom du moralisme : il fallait abattre le régime Assad, le pire qui soit, disait-on, fut-ce en aidant les djihadistes, ce que la France fait en Syrie depuis quatre ans. Si on ne l'avait pas fait, Assad aurait rétabli l'ordre, de manière un peu rude, certes, mais la paix aurait été préservée. 250 000 morts en raison du moralisme occidental ! Même chose dans l'ex-Yougoslavie qui nous envoie encore des milliers de clandestins. Même chose en Libye où la morale a conduit à une intervention de l'OTAN qui aurait fait 120 000 morts.

Il se peut que les Français soient en effet plus lucides que leurs gouvernants. Cela arrive souvent aujourd'hui. Vous parlez de cohésion nationale : c'est ainsi qu'il faut poser la question. Et non pas en termes de capacité d'accueil, d'amour du prochain, de phobie ou de philie etc.

J'ajoute que le débat actuel occulte un autre aspect de la question : qu'est ce qui attire ces "migrants " en Europe ?

Quand on ne s'intéresse pas aux vrais problèmes des gens, y compris ceux des migrants, c'est qu'on ne les aime pas. Il est deux façons de ne pas les aimer : les rejeter sans examen ou bien alors prêcher qu'ils faut les accueillir sans chercher à savoir pourquoi ils sont là. Ces dernières semaines, poser cette dernière question, c'était déjà immoral. L'accueil est tenu par la gauche pour une obligation d'urgence ( l'"urgence humanitaire" chère à Kouchner, le grand ami de Paul Kagame) : surtout ne posons pas de questions.
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lundi, octobre 12, 2015

Nathalie et Nadine ou la vision tordue des médias

Nathalie Kos-machin-bidule, bref, NKM, déclare que les «climato-sceptiques» sont des «connards» sans rencontrer d'opposition des médias, alors que NKM a, en l'état actuel des connaissances, tort, tort d'insulter et tort dans ses convictions anthropocentriques.

Inversement, Nadine Morano  cite De Gaulle sans erreur et parle de «race blanche» pour la France, ce qui est une vérité historique. Elle est traitée plus bas que terre.

La France de 2015, ce pays où l'erreur vit en liberté et la vérité doit se cacher.



Dalrymple : a bien-pensant pope

A bien-pensant pope

Récemment, notre ami serial-commentateur Curmu m'a reproché à juste titre de trop attacher ma critique au caractère du pape, que je ne connais pas, et pas assez à ses propos publics.

Avec sa vivacité habituelle, Dalrymple a comblé ma lacune. Il accuse le pape, sur la base de ses déclarations au Congrès américain, d'indigence intellectuelle, de chercher à séduire le monde et, au fond, d'être lâche.

Notamment, il met en avant l'utilisation de la voie passive qui permet de dénoncer les malheurs de l'époque sans en nommer les auteurs, comme si ces malheurs tombaient du ciel.

Il tape dur :

If exPresident Clinton had been elected Pope, he might have made the same speech, so perfect was its triangulation, so empty were its highsounding phrases.

[…]

At every point, the Pope evaded specifics and resorted to unctuous generalities. No one ever courted unpopularity by denouncing injustice, but many risked much by being specific about what they considered, rightly or wrongly, unjust.

Pour arriver à cette conclusion dévastatrice :

In short, the Pope was playing to a gallery and to a constituency [faux-ami : électorat], while wanting to be liked by everybody. There was nothing of timelessness in what he said but only of the temporal, the contingent, the fashionably platitudinous. He is not a shepherd, but one of the sheep.



Secrets et mystères de la France occupée (M. Cointet)

Un livre agréable malgré le sujet : j’imagine bien volontiers l’auteur, spécialiste de cette période, écrivant ce livre le soir au coin du feu pour se détendre, au fil de ses pensées. Il n’y a pas la pesanteur habituelle et si barbante du style universitaire. Michèle Cointet se laisse aller à des jugements personnels et à des anecdotes familières.

Elle picore des points d’attention. Par exemple, la France fut le deuxième pays d’Europe le plus bombardé, après l’Allemagne et loin devant la Grande-Bretagne. Ce fait tout simple est occulté dans notre mémoire.

Elle s’intéresse aux maquis. Leur efficacité est très relative, pour le dire gentiment. Les maquis sont une psychothérapie pour les Français plus qu’un danger pour les Allemands. Les vrais problèmes pour les Allemands sont les réseaux de renseignement, qui font qu’ils ne peuvent pas lever le petit doigt sans que les Alliés l’apprennent.

Elle consacre un chapitre au ravitaillement et rentre dans le détails des cartes de rationnement. Cela permet de mieux comprendre les difficultés qui détournent l'attention de la politique.



dimanche, octobre 11, 2015

Et maintenant, une page de pub : Bol Concept

En nous baladant dans les allées d'Automédon 2015, nous sommes tombés sur ces fauteuils :





Français, fabriqués au Mans. Ce design très années 70 est agréable, il me semble d'ailleurs qu'il y a des fauteuils ressemblants dans Gaston Lagaffe. Très confortables (nous avons longuement testé), c'est de la qualité.

Seul hic : le prix, qui est aussi très français. Mais il faut savoir ce qu'on veut. Je me verrais bien dans un fauteuil François Cevert. Je le sens bien parti pour être mon prochain cadeau d'anniversaire (vous pouvez commencer à vous cotiser, merci d'avance).

L'adresse :

Bol Concept

jeudi, octobre 08, 2015

Djihadisme : les racines du mal

Les racines du mal

Cet article est suscité par les spots télévisés officiels grotesques qui traitent le djihadisme comme l'alcool en volant ou le tabac. Bien sûr, pour les débiles qui nous dirigent, il est impossible de raisonner autrement, tout autre point de vue les remettrait trop en cause.

En résumé, dans cet article, nous retrouvons deux thèmes qui me sont chers :

♘ Nous vivons dans une société nihiliste et suicidaire. On peut donc comprendre les jeunes qui se cherchent, par opposition, un idéal dans la religion. D'autant plus dans l'islam que c'est une religion simpliste, exigeante et conquérante.

♘ Je ne vois plus autour de moi que des enfants-rois. Ce sont les parents, notamment les pères, qui se font plaisir en fuyant leurs sévères devoirs de parents. Mais l'enfant-roi, c'est l'anti-éducation par excellence, une fabrique de psychopathes. Beaucoup des ex-enfants-rois devenus adultes sont dépressifs, mais il n'est pas étonnant que certains tombent dans la violence extrême.

J'entendais un père de djihadiste converti nous expliquer qu'il ne comprenait pas, que son fils avait toujours eu ce qu'il demandait. C'est justement pour cela qu'il est allé ailleurs voir s'il ne pourrait pas rencontrer de vrais hommes et pas des femmelettes larmoyantes et compréhensives comme son père, et se prouver que lui aussi est un vrai homme.

On a pu dire que l'hitlérisme était la politique des enfants sans pères. Il est tout à fait compréhensible qu'une société adolescente qui voue une haine féroce au Père génère des «nazislamistes».




mercredi, octobre 07, 2015

Maurice Garçon 1940 : une sagesse précoce était possible

Les carnets 1939-1945 de Maurice Garçon, célèbre avocat, viennent d'être publiés.

Ils sont intéressants : n'ayant pas été retouchés, ils témoignent bruts de fonderie de leur époque vue par un misanthrope bien informé et très introduit dans les milieux dirigeants.

Garçon est décapant.

Ses pages sur les magistrats sont au vitriol : un magistrat condamnerait sa mère (son meilleur ami, n'en parlons même pas) si cela pouvait faire avancer sa carrière. Il écrit cela en 1939, il n'a donc pas encore vu les magistrats en action à double détente : collabos jusqu'en 1944, ultra résistants après.

Pendant la drôle de guerre, il raconte pas mal de conneries, en proie à l'incertitude et aux rumeurs. Il le reconnaît par la suite.

Il y va de son humour féroce. Par exemple, il fait mine de réfléchir pour savoir s'il tomberait sous le coup de la loi condamnant la propagation de fausses nouvelles au cas où il descendrait crier dans la rue «Daladier est un con !».

En 1939, il est pétainiste.

Le début juillet 1940 est un déclic.

Les événements de Mers-El-Kebir lui ouvrent les yeux. Il comprend que Pétain ne cherche pas à finasser avec les Allemands mais qu'il veut vraiment collaborer, sans quoi il se serait débrouillé pour que la flotte française rejoigne les Anglais «contre ses ordres», pour flouer les Teutons.

Il fait alors une analyse gaullienne de la situation bien qu'il n'ait que vaguement entendu parler de De Gaulle et n'écoute, à ce moment, que les radios françaises et allemandes.

On voit là son esprit original : chez l'homme ordinaire, Mer-El-Kébir a provoqué des sentiments anglophobes et un durcissement du pétainisme.

Même si son interprétation de Mers-El-Kebir me paraît tirée par les cheveux, ses conclusions sont justes. Le point marquant est qu'il arrive à ces idées au fin fond de la province où il est réfugié et sans être, dans cette période, mieux informé que la moyenne.

Ce que Garçon a pu faire, d'autres l'ont fait. Mais si peu nombreux ...


Rioufol et Gave sur la Syrie

Je me méfie de Charles Gave. J'aime beaucoup son coté clair et didactique, mais il faut bien avouer qu'il fait fouletitude de prédictions et que beaucoup parmi celles-ci se sont avérées fausses.

Selon lui, l'Euro devrait s'être écroulé depuis au moins cinq ans.

J'ai plus confiance en Ivan Rioufol, moins péremptoire.

Mais, il se trouve que sur la Syrie, ils sont d'accord : les Occidentaux, France et Etats-Unis en tête, y jouent un jeu fort trouble, faisant semblant de combattre l'Etat Islamique d'Irak et du Levant, tout en étant copains comme cochons (avec des muzes !) avec la Turquie, l'Arabie Saoudite et le Qatar. Il ne faut pas oublier que l'Arabie Saoudite est un EIIL qui a réussi il y 90 ans.

L'intervention russe a le mérite de dévoiler cette hypocrisie suicidaire.

Poutine dévoile le jeu trouble d'Obama en Syrie

Proche-Orient : Quand Poutine joue aux Echecs et messieurs Hollande et Obama à la belote





mardi, octobre 06, 2015

Pot-pourri : la France ne meurt pas de mort naturelle, les salauds la tuent

Volkswagen et l'envers du miracle allemand

On aura une pensée émue pour les européistes qui nous mènent droit dans le mur, attachés comme des esclaves au char teuton.


Les policiers cibles d'agressions en série

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«Il y a une violence exponentielle contre les forces de l'ordre. Elle est nourrie par le sentiment d'impunité dû quasi exclusivement à l'absence de réponse pénale», s'indigne Patrice Ribeiro, le patron du syndicat Synergie-Officiers.

[…]

Pour Nicolas Comte, secrétaire général du syndicat SGP-FO, «la lutte antiterroriste ne doit pas faire oublier les difficultés et la violence à laquelle sont confrontés nos collègues au quotidien».
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D'autant plus qu'on sait, désormais sans doute possible, que délinquance, violence impunie et terrorisme islamique sont intimement liés.

Merci les ministres de la «justice» et de l'intérieur depuis trente ans.


Derrière l'expatriation, le chômage des jeunes français

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Tous ces Français partent et partiront pour des raisons économiques, réglementaires, culturelles ; emportant avec eux une partie des réponses aux problèmes de notre pays, l'affaiblissant d'autant par les emplois et richesses créés ailleurs, le privant de ressources fiscales. Ce que la France nomme pudiquement depuis trop longtemps l'expatriation, qui est en fait une émigration: l'acte résolu de s'installer dans un autre pays pour améliorer sa situation matérielle.
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Hé oui, la France, terre d'émigration comme un vulgaire pays du tiers-monde.


Nouailhac : TGV, une gabegie sans fin

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Comment des ingénieurs français ont-ils pu dessiner un tel tracé, aussi insensé que de vouloir créer une bretelle d'autoroute en Bourgogne entre les vignes de La Romanée Conti et celles de Grands Échezeaux ? Qu'a-t-il bien pu se passer pour qu'un tel projet, en plus d'un budget de 9,1 milliards d'euros, cumulant toutes les critiques et tous les risques, puisse être adopté par le gouvernement ? Réponse : des élections ! Alors qu'il restait encore huit mois pour décider, on a préféré prendre position juste avant les élections régionales, à l'initiative de l'Élysée, espérant ainsi avoir plus de chances de conserver l'Aquitaine et le Midi-Pyrénées, deux des rares régions qui ne semblent pas perdues d'avance pour la gauche, sachant que la droite allait être obligée d'applaudir à ce coup bien tordu. Il s'agit donc simplement d'une affaire de basse cuisine électorale, laquelle implique cinq élus repus et fatigués, sans vision et sans ressort.

[…]

Il s'agit bien là de la vraie question : dépenser des milliards que nous n'avons pas, pour gagner une minute entre Bordeaux et Dax et une demi-heure entre Bordeaux et Toulouse en saccageant le Sauternais qui fait partie d'un patrimoine historique, cela est-il justifié ? Est-il possible qu'une telle folie soit commise dans un pays civilisé comme le nôtre ? Messieurs les politiciens, les technocrates et les courtisans élyséens, vous qui vous élevez bruyamment, et à juste titre, contre l'anéantissement sauvage des reliques millénaires de Palmyre par les barbares de Daesh, avezvous pensé aux réponses que vous devrez donner à vos enfants et petits-enfants lorsqu'ils vous reprocheront la destruction du vignoble de Sauternes, lui aussi millénaire, et qu'ils vous traiteront de barbares ?
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Après, les bobos parisiens et bordelais feront mine de s'étonner, la bouche en cul de poule, que les Français, que de toute façon ils méprisent, se sentent dépossédés de leur pays et, en conséquence, s'abstiennent ou votent FN.

On n'est pas surpris de retrouver parmi les complices de ce crime Alain Juppé, le liquidateur à crâne d'oeuf, le chef des boeufs-tigres de bureaux, épais comme des boeufs, féroces comme des tigres. Dès qu'une saloperie technocratique, sans âme, sans tripes et sans cervelle, se commet quelque part, ce faux intelligent n'est jamais loin.

Petite question futuriste : alors que BMW, Audi, Mercedes,Toyota, Citroën ont fait récemment des démonstrations de voitures autonomes (pour Citroën, entre Paris et Bordeaux !) et que le covoiturage se généralise grâce à internet, y aura-t-il encore une place dans quinze ans pour le TGV entre la voiture et l'avion (sachant qu'en 2015, les TGV sont déjà déficitaires) ?

Mais, bon, c'est vrai je ne suis pas aussi intelligent qu'Alain Juppé. Il a sûrement compris des trucs que je n'ai pas compris ... comment sucer la moëlle du contribuable pendant des décennies tout en étant un parfait nuisible, incompétent et cynique, par exemple.





lundi, octobre 05, 2015

Il n'y a pas de catastrophes naturelles

Petit rappel : Il n'y a pas de catastrophes naturelles : la preuve par le Japon.

Le billet en lien date de 2008 et je n'ai pas envie d'y rien changer.

On nous dit qu'il y a eu une catastrophe naturelle dans le sud de la France.

C'est faire porter à Mère Nature un chapeau trop grand pour elle. Demandez vous ce que la spéculation immobilière, l'urbanisation galopante, la corruption, le clientélisme, les magouilles copains-coquins, l'amnésie ont de naturel.





dimanche, octobre 04, 2015

Pour vous remonter le moral

En octobre 1940, nous étions au fond de l'abime, et pourtant :


On se souviendra que Churchill commença un discours à Strasbourg par «Prenez garde ! Je vais parler français !».








La grandeur de la France : TGV ou AOC ?

La grandeur de la France : TGV ou AOC ?

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Le gouvernement vient de valider la construction d'une ligne à grande vitesse Bordeaux-Dax, en dépit de l'avis défavorable de la commission d'enquête publique et de l'opposition farouche de la plupart des acteurs concernés, maires de petites communes, paysans et vignerons. En dépit, également, de toutes les études sur l'impact écologique d'un tel projet. Allez, on connaît l'argument: ces braves gens n'ont aucune vision d'avenir. Il faut «désenclaver» pour favoriser la croissance… D'ailleurs, la décision du ministre des Transports a donné lieu à un bel exemple de dépassement des clivages politiques : Alain Juppé et Alain Rousset se sont tous deux réjouis, le président de la région Aquitaine précisant même que cette décision intervenait «à quelques semaines de la COP 21», comme pour prévenir d'emblée que cette conférence n'avait aucune chance de remettre en cause le primat de l'économie de court terme.

[…]


Là encore, on entend les objections contre ces écologistes forcément catastrophistes et leurs dangereux activistes adeptes des occupations illégales. En l'occurrence, les vignerons, en plus d'être des paysans, sont des chefs d'entreprise très conscients des enjeux économiques. Mais surtout, une enquête publique rassemblant plus de 14.000 contributions a rendu un avis à 90 % défavorable. Déni de démocratie, donc, qui laisse croire au citoyen que seule l'action violente est entendue. Pire, un rapport de la Cour des comptes affirme que la ligne en question ne sera jamais rentable, alors qu'un cabinet suisse indépendant a démontré que la rénovation de l'ancienne ligne offrirait, pour un coût plus de cinq fois inférieur, un temps de trajet allongé de… 3 minutes. Pourquoi un tel acharnement? Outre les intérêts de tous ceux qui participeraient à des travaux pharaoniques, on serait tenté d'y lire le prolongement d'une vision particulièrement ringarde du progrès. On repense à la fable prophétique de René Fallet, La Soupe aux choux, immortalisée par Louis de Funès et Jean Carmet en vieux paysans à qui l'on jette des cacahuètes pendant que le maire vante «l'expansion économique» apportée par son complexe de parc de loisir et centre commercial. En l'occurrence, les vignerons de Sauternes et de Barsac incarnent la France dans toute sa grandeur et son rayonnement, celle qui nous sortira de la crise en nous rappelant ce que nous sommes. Allons, Messieurs les élus, il suffit de respecter la démocratie.
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Natacha Polony joue sur du velours : dès qu'on cite ce connard de Juppé, je vois rouge.




La politique occidentale au Moyen-Orient en une phrase de Peter Hitchens

Which side are we really on in this war of the awful against the evil ?

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I don’t think the British or American [il aurait pu ajouter français si la France comptait encore] governments really want to fight the Islamic State.
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Et il complète :

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They just want to look as if they are doing so.

I judge these people by what they do, not by what they say. And in recent months I have noticed them doing – and not doing – some very interesting things.

The White House and Downing Street both seethe with genuine outrage about Russia’s bombing raids on Syria.

Yet the people Vladimir Putin bombed have views and aims that would get them rounded up as dangerous Islamist extremists if they turned up in Manchester. So why do British politicians call them ‘moderates’ when Russia bombs them?

It’s not as if London or Washington can claim to be squeamish about bombing as a method of war. We have done our fair share of it in Belgrade, Baghdad and Tripoli, where our bombs certainly (if unintentionally) killed innocent civilians, including small children.
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Avec nos dirigeants incompétents et corrompus, islamophiles au point d'avoir des sympathies pour certains terroristes (car c'est bien de cela qu'il s'agit), nous courons à la catastrophe.

Mais n'est-ce pas cela, au fond, qu'ils souhaitent ? Ne sont-ils pas animés par une pulsion nihiliste et suicidaire ?

Peter Hitchens en profite pour signaler que H&M a choisi un mannequin voilé et que, bientôt, le voile islamique sera la norme et que ce seront les femmes non-voilées qui seront sous pression.

Je le crois aussi, il va être temps de songer à émigrer.

Nos pays sont foutus, car il faut regarder les choses en face : l'islam, c'est la misère et la dictature. Cette immigration n'est pas une richesse mais, par rapport à la France d'avant la catastrophe, un appauvrissement matériel, social, intellectuel et spirituel.

Mais tout espoir est-il perdu ?







samedi, octobre 03, 2015

Un général écrit à Mou-Président

Lettre ouverte au Président de la République

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En fuyant le réel, en baignant dans l’hypocrisie, les bons sentiments et la bonne conscience, on est en train de livrer l’Europe à une nouvelle forme de soumission et de totalitarisme de la pire espèce qui la conduira à son malheur et donc au malheur de ses peuples.

Il aura, en effet, suffi d’une mise en scène et d’une exploitation médiatique bien orchestrées de cette photographie du corps sans vie d’un enfant mort noyé et de l’émotion suscitée par ce drame auquel personne ne peut rester insensible pour faire voler en éclat le système de contrôle aux frontières de l’Europe qui constitue pourtant la base de l’état de droit auquel sont attachées les démocraties européennes. Ce piège de l’émotionnel tendu qui a conduit Mme Angela Merkel à faire une déclaration intempestive sinon irréfléchie – en tout cas désastreuse et que vous vous êtes empressé de suivre – a enclenché un processus dévastateur qui risque non seulement de ruiner des décennies d’efforts consacrés à la construction de l’Union européenne, menacée aujourd’hui de division face à ce phénomène migratoire incontrôlé, mais également de mettre en péril, à terme, la démocratie et la sécurité des peuples européens et par conséquent du peuple français.

Prenons garde à cette tyrannie de l’affect, de surcroît frappée de soumission incompréhensible aux sirènes de la culpabilisation que distillent avec constance des médias passés maîtres dans la théâtralisation compassionnelle et la manipulation coupable. Elle est, en effet, la plus pernicieuse conseillère qui soit, surtout pour un responsable politique car ce dernier est investi d’une mission impliquant des prises de décisions qui ne doivent pas être influencées par l’émotion.

[…]

Tout d’abord, s’agissant de ces migrants, qui sont pour l’immense majorité non pas des réfugiés mais des clandestins économiques, ce sont pour la plupart des hommes jeunes qui ne sont pas tous issus de pays en guerre et qui se montrent déjà vindicatifs et menaçants. Les médias se gardent bien de montrer ces scènes ahurissantes où ils manifestent déjà leur mécontentement par des comportements agressifs qui ne correspondent pas à ceux de réfugiés accablés fuyant le chaos. Alors certes, la guerre est aujourd’hui le lot quotidien de certains pays, mais la situation s’est aggravée depuis l’instauration de l’État islamique qui massacre les chiites, les chrétiens, les yézidis, les kurdes et qui a institutionnalisé l’esclavage sexuel des femmes non musulmanes, ce qui n’émeut apparemment personne. On peut d’ailleurs s’étonner que vous puissiez tolérer sur notre propre sol un salon consacré à la femme musulmane où il n’est question que de soumission de cette dernière à la volonté de l’homme qui doit la battre si besoin.

Ensuite, et ce point essentiel doit interpeller les responsables européens, tous ces migrants arrivent de pays façonnés par l’islam où les non-musulmans sont, au mieux discriminés et humiliés, au pire massacrés ou chassés. Mais que ces pays musulmans soient en guerre ou pas, leurs peuples vivent pour la plus grande partie dans la misère. Et cette dernière, il faut le dire, est la conséquence de leur culture qui les y maintient depuis plus d’un millénaire en les plongeant dans l’obscurantisme et la violence. Ils ont ainsi accumulé des siècles de frustration et de ressentiment à l’égard de l’Occident. D’ailleurs, pendant que des centaines de milliers de migrants déferlent sur le sol européen, des containers d’aide aux » réfugiés » bourrés d’armes et de munitions ont été découverts dans un cargo arraisonné par les gardes-côtes grecs. Il venait de quitter le port turc de Iskenderun le 29 août et venait de Libye. On peut aisément imaginer l’usage auquel elles étaient destinées. Par ailleurs, les frères musulmans et les salafistes présents sur le territoire européen travaillent déjà depuis plusieurs mois au recrutement parmi les jeunes migrants.

Des jours douloureux nous attendent donc car cette culture est incompatible avec la nôtre. Entre le message des Évangiles qui a imprégné les peuples européens et celui du Coran il y a un fossé infranchissable. Cette antinomie est d’ailleurs démontrée chaque jour, et avoir accepté depuis plusieurs décennies une immigration musulmane, dans une société occidentale laïcisée qui a pour fondement le christianisme, sans exiger en contrepartie sa soumission à nos lois, à nos valeurs, à nos traditions et à notre mode de vie, est une folie.

[…]

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L'odeur de la mandarine

Je ne peux que recopier la critique de Laurent Dandrieu dans Valeurs actuelles :

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Juillet 1918. Infirmière, Angèle (Georgia Scalliet) est embauchée pour s’occuper de Charles (Olivier Gourmet), officier de cavalerie qui a perdu une jambe à la guerre, où est mort aussi le père de Louise, la fillette d’Angèle. L’aristocrate picard tombe amoureux de cette femme libre, au ton vif et volontiers insolent, qui veut rester fidèle au souvenir de son défunt. Angèle finit pourtant par accepter le mariage, à ses conditions, drastiques.

Gilles Legrand nous avait laissés sur le bon souvenir de Tu seras mon fils, excellent drame familial viticole. Le succès lui en a peut-être monté à la tête, au vu de l’absence de bon sens dont témoigne la fin de cette Odeur de la mandarine, plutôt saumâtre.

Pourtant cela commence très bien, avec un récit subtil, délicat, remarquablement joué : face à un Olivier Gourmet comme toujours impeccable, Georgia Scalliet, jusqu’alors surtout connue pour son travail à la Comédie-Française, impressionne par sa sûreté de ton au service d’un personnage de femme forte, intrépide et sensible. À partir de leurs épousailles, le récit bascule hélas dans une affaire d’incompréhension sexuelle lourdaude, et ne réussit à progresser qu’en faisant piétiner par les personnages la personnalité que le cinéaste leur avait patiemment construite jusque-là. On patauge alors dans le sordide et l’incohérence, et on en viendrait presque, pour éviter l’embarras, à souhaiter aller faire un petit tour dans les tranchées voisines, pour y grappiller au moins un peu de hauteur de vue.
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Ca commence très bien et ça part en couille. On dirait que l'auteur avait un début et a saboté une fin en pensant «Le cul, ça marche toujours».







Premiers crus

La terre, la vigne, la transmission : un film intensément nauséabond.

Mais ça manque de jus, de bruit et de fureur : il y avait le potentiel pour un roi Lear des vignes et on se retrouve avec un épisode d'Hélène et les garçons.

 Mais vous pouvez aller le voir si vous aimez le vin (ça fait du monde).


Air France, dernière grève avant la liquidation ?

Il faut bien comprendre que le destin d'Air France n'a rien d'original, cela porte même un nom : le syndrome Alitalia.

Une grosse compagnie aérienne, généralement ex-nationale, est paralysée par les mauvaises habitudes corporatistes-étatistes.

Elle s'adapte au nouveau paysage du transport aérien mais toujours trop peu et toujours trop tard. Au lieu d'anticiper et d'innover, elle a toujours un gros temps de retard, parce qu'elle doit attendre que les événements forcent la main des corporatismes.

Et cette spirale du déclin finit par la liquidation. Alitalia, Iberia, Swiss Air, American Airlines, ...

Le nom Air France subsistera quelques années comme filiale d'Etihad ou de Qatar Airways avec trois fois moins d'effectifs puis disparaîtra. C'est écrit.

On pourrait supposer que les précédents serviraient de leçon mais c'est oublier à quel point les corporatistes sont isolés dans leur bulle et arcboutés sur leurs privilèges pour d'«excellentes» raisons. Il faut avoir discuté avec un pilote AF pour comprendre.